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Niki de Saint-Phalle : Violence et Elégante Sensualité…

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Enfin, j’arrive  à prendre le temps de vous en parler alors que j’ai vu l’exposition au Grand Palais, il y a bien 2 semaines maintenant… mais j’attendais aussi de lire la biographie d’Elisabeth Reynaud : Niki de Saint-Phalle « Il faut faire saigner la peinture ! ».

Quand on ne connaît pas ou peu Niki de Saint-Phalle, on pense que ses « Nanas » respirent la gaieté, la sensualité et l’épicurisme. Cette opulence de couleurs et de matières brillantes envahit l’espace telles les sculptures de Gaudi à Barcelone. Ces matrones, qui s’apparentent aux  « Déesses mères » du Paléolithique, nous emportent dans un tourbillon de ‘une gaieté, si l’on creuse la vie de l’artiste, est feinte et traduit certainement de profondes douleurs…

Nana de Niki de Saint-Phalle

Nana de Niki de Saint-Phalle

Traumatisée par un viol paternel, Niki de Saint-Phalle, artiste comme l’on dit « bien née » mais profondément rebelle, n’aura de cesse de s’affranchir de l’hypocrite « bienséance » de son milieu (fille d’un aristocrate français André de Saint-Phalle et d’une riche héritière américaine Jacqueline Harper) et d’exorciser le poids de ce viol.

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Les chevaux au Musée de la Chasse… Tout ce que j’aime !

Kate MCCGWIRE

 

J’ai une tendresse particulière pour le Musée de la Chasse et de la Nature pour l’avoir découvert petite avec toutes ces bêtes empaillées.. surtout l’Ours blanc qui me semblait si immense. Quel travail de résurrection a été effectué dans ce magnifique hôtel particulier du XVIIe : l’hôtel de Mongelas. un mélange de tradition et de modernité qui le prolonge dans un XXIème siècle grâce aux expositions contemporaines qu’il accueille au cœur d’un environnement chic et ancien.

Delton

Portrait équestre, Delton

Je l’ai (re)découvert à l’occasion du vernissage des expositions d’hiver… Un festival éclectique de vie mêlant de nombreuse petites expositions : des dessins de l’artiste animalier, portraitiste mondain et illustrateur Xavier de Poret (1897-1975) aux splendides œuvres en plumes de pigeon patiemment récoltées, nettoyées et assemblées en des formes ondulantes, presque en vie, créées par l’artiste Kate MCCGWIRE, en passant par l’exposition photo des portraitistes de chevaux de la dynastie Delton qui se sont fait une spécialité du portrait équestre. Il est passionnant, pour les amateurs de chevaux (comme moi ! 😉 ) de découvrir la centaine d’œuvres illustrant en images ce monde dépeint par Marcel Proust : princes des familles régnantes ou détrônées (Napoléon III, Eugénie, le prince Impérial, le duc de Chartres, Edouard VII d’Angleterre, le tsar Nicolas II, le roi de Prusse, le futur Alphonse XII d’Espagne, le prince héritier du Japon, Abd el Khader…), personnalités du monde, hommes politiques ou artistes (la duchesse d’Uzès, le prince Colonna, le général de Galliffet, Mata Hari, Emile de Girardin, le comte Greffulhe, Victor Hugo, Ferdinand de Lesseps, le maréchal de Mac Mahon, le prince Metternich, le prince Achille Murat, le comte Potocki, le prince Radziwill, le banquier Salomon, Sarah Bernhardt…).

Une jeune artiste Milène Guermont qui travaille avec talent un matériau original – le béton – a su trouver sa place au sein de ce foisonnement en exposant deux œuvres sous le nom de « Toujours au rythme d’un cheval au galop » : BARRE (vidéo) et ESCAMPETTE (sculpture dynamique).

Vue intérieure du Musée de la Chasse et de la Nature

Vue intérieure du Musée de la Chasse et de la Nature

Une belle sortie, féérique, avant Noël.. !

 

 

 

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Les Borgia : entre Maillol et Canal+… mon obsession du moment !

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En ce moment, je suis à fond Borgia ! L’exposition « Les Borgia et leur temps » au Musée Maillol, Borgia l’ultime Saison (3) sur Canal+, le Hors-série de Connaissance des Arts… Je m’apprête même à racheter Le Prince de Machiavel qui a été inspiré par la vie trépidante de ce « suractif » et grand guerrier que fut Cesare Borgia, fils reconnu du Pape Alexandre VI (né Rodrigo Borgia) et frère de la non moins célèbre Lucrèce Borgia.

En 1492, Rodrigo Borgia accède à la plus haute distinction qui soit : La Papauté. Pape dépravé et cupide, il a le goût du pouvoir et l’esprit de conquête dont le bras armé sera Cesare Borgia en vue de l’unification des Etats Pontificaux. Pour assurer la position du Saint-Siège, menacé par les appétits des Etats voisins, il œuvre aussi par le biais d’alliances matrimoniales comme le mariage de Lucrèce avec un Sforza de Milan et et son fils Geoffroi à une fille du Roi de Naples. Lucrèce ne fut pas l’indigne femme décrite par Victor Hugo quelques siècles plus tard, mais vraisemblablement un véritable jouet entre les mains de Rodrigo et Cesare pour assouvir leur soif de pouvoir…

Rodrigo Borgia fut un grand mécène qui s’entoura d’artistes pour relayer sa parole et sa magnificence, au moment où le crépuscule du Moyen Âge laissa la place à un monde humaniste nouveau : la Renaissance.

De son Italie d’adoption à l’Espagne de ses origines, Alexandre VI aura été l’initiateur de nombreuses commandes picturales et architecturales dont la restauration du château Saint-Ange et la venue de Michel-Ange qui sculptera d’ailleurs La Pietà sous son pontificat. Redoutable stratège politique et militaire, Cesare qui le suit dans cette voie prend, entre autres, Léonard de Vinci pour proche conseiller : un mécénat à la gloire du « Prince ». Lucrèce, par son dernier mariage Duchesse de Ferrare, s’entoure quant à elle d’artistes, de musiciens et de poètes au sein d’une cour brillante.

Entre Violence, Luxure et Diplomatie… où se situe la frontière de la Magnificence ?

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Saint-Laurent de Bonello… l’œuvre de la Douleur…

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Après avoir vu il y a quelques mois, la version plus « traditionnelle » de Jalil Lespert inspirée des « Lettres à Yves » aux éditions Gallimard de Pierre Bergé qui les a écrites et adressées à Yves Saint Laurent après sa mort (cf. https://artyficielles.wordpress.com/2014/01/02/marrakech-et-essaouira-atterrissage-en-douceur-en-2014/ ; https://artyficielles.wordpress.com/2014/01/12/yves-saint-laurent-magnificence-de-la-creation-dans-la-douleur-et-lemotion/ ; http://www.paperblog.fr/6953840/yves-saint-laurent-magnificence-de-la-creation-dans-la-douleur-et-l-emotion/), j’attendais avec impatience de découvrir la version de Bertrand Bonello, que l’on disait nettement plus sulfureuse…

En fait, c’est tout simplement un autre point de vue qui offre une esthétique centrée sur le cadrage du Beau. Scènes longues et lentes pour illustrer la liaison de Saint-Laurent avec Jacques de Bascher, un dandy dont YSL tomba follement amoureux à la fin des années 60 – début des années 70 et qui fut l’amant d’une autre star de la haute-couture : Karl Lagerfeld. Ce dernier l’accompagna d’ailleurs jusqu’à sa mort en 1989 des suites du Sida..

Noyé par l’exigence de création imposée par les besoins de l’empire qu’il a créé avec Pierre Bergé, Yves Saint-Laurent dérive… «J’ai créé un monstre et maintenant je dois vivre avec» dit-il entre Amour et Désespoir, Haine et Dépression.

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J’ai terriblement envie de Vivre au Théâtre du Petit Saint-Martin : prenant !

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Voilà une pièce qui m’a touchée : J’ai terriblement envie de Vivre au Théâtre du Petit Saint-Martin.

Qui mieux que Tchekhov peut raconter Anton, comme le dit si bielle comédien qui l’incarne Bruno Abraham-Kremer qui avait déjà été magnifique dans l’incarnation de Romain Gary (https://artyficielles.wordpress.com/2013/03/10/la-promesse-de-laube-brillante-adaptation-du-roman-de-romain-gary-aux-mathurins/) et celle de Jankelevitch https://artyficielles.wordpress.com/2013/03/13/la-vie-est-une-geniale-improvisation-correspondances-de-vladimir-jankelevitch-au-mathurins/)

J’aime vraiment beaucoup ce comédien : il transmet au public une force, une conviction qui immerge intégralement ce dernier dans l’histoire du personnage, en l’occurrence celle de ce petit-fils de serf, né en 1860, dans une obscure province russe. A travers les lettres de Tchekhov adressées à son entourage qu’il lit au public, chacun de nous peut vivre sa vie par procuration et le suivre dans ses errances cérébrales et ses nombreux voyages..

Magnifique prestation… comme toujours !

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Insula Orchestra : Requiem de Mozart… Force et emphase inaltérables…

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Cela fait bien longtemps que je n’avais pas écouté le Requiem de Mozart.
En voilà une noble version, celle de Laurence Equilbey, qui nous prouve – encore et encore – que Mozart reste un compositeur et un artiste sur lequel le temps n’a aucune emprise…
Une telle force se dégage de cette œuvre ! Comment garder les pieds ancrés face à la violence du choc…
Immergée dans cette profondeur et cette gravité, je m’abandonne.

http://www.insulaorchestra.fr/insula-orchestra/laurence-equilbey/

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Entretien avec ABK… Energie et Talent à l’hôtel Zebra Square !

 


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1/ ABK : votre carrière est étonnante : comment saute-t-on le pas du journalisme « Culture/Luxe/Mode » à la Création artistique proprement dite ?

J’ai beaucoup aimé couvrir la culture et la mode pendant plus d’une décennie. Cela s’inscrivait dans une certaine logique car j’ai fait mon premier stage à 15 ans au cœur de la maison Hermès qui allie les trois notions que vous évoquez. J’aimais aussi énormément « l’enfant terrible » de la mode, a.k.a Jean-Paul Gaultier, et je m’initiais à l’art contemporain par plaisir. Finalement, que j’écrive sur l’art et la mode et que je finisse par créer peut être perçu comme la continuité d’un goût cultivé depuis que je suis en âge d’en avoir. En outre, déjà à l’époque où je travaillais dans le médias, j’avais bousculé les limites du métier en sautant le pas de l’écriture à la photo. J’illustrais mes propres reportages et parfois même celui d’autres journalistes. Ma première exposition était sur Tokyo en 2005. C’était de la photo argentique…

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2/ Vous êtes une artiste profondément engagée : pourriez-vous nous apporter un éclairage sur la nature de l’engagement véhiculé dans vos œuvres ?

Je conçois l’art comme un prolongement de ce que l’on est. Je suis d’un naturel qu’on pourrait qualifier d’humaniste, il me semble donc logique et spontané de percevoir cela dans ce que je produis, même si ce n’est pas systématique. Cela dit, j’aime aussi la dimension ludique et décalée de mon travail. J’ai besoin de me surprendre moi-même à travers ma recherche plastique. Les toiles que je produis n’ont pas nécessairement un message politique mais elles portent souvent, je l’espère, quelque chose d’authentique et de joyeux. Par le prisme de l’art on peut vraiment exprimer librement les différentes facettes de l’âme humaine.

3/ Quelle est votre définition de la création artistique contemporaine ? Dans ce contexte, où vous inscrivez-vous dans ce foisonnement artistique contemporain ? Lire la suite »

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Aux détours des Rencontres d’Arles… et de la Camargue… le bonheur ensoleillé

Piscine du Domaine du Grand Malherbes à Aimargues

Piscine du Domaine du Grand Malherbes à Aimargues

Domaine du Grand Malherbes à Aimargues

Domaine du Grand Malherbes à Aimargues

En l’absence de ma moitié partie en août avec sa progéniture pour des vacances père-fille à l’autre bout de la terre, me voilà libre de partir avec ma chère MLA (déjà citée dans de nombreux précédents billets..) et son Fab pour de nouvelles découvertes dans le Sud de la France…

Notre choix s’est arrêté aux alentours d’Arles pour profiter des Rencontres de la Photographie d’Arles.

En « last minute », recherche sur internet d’un hôtel/maison d’hôte… banco nous trouvons un ravissant domaine : le domaine du Grand Malherbes à Aimargues (http://www.grandmalherbes.camargue.fr).
Entre l’hôtel et la maison d’hôtes, le lieu est tenu par un couple Do et Vincent, absolument délicieux, qui vous accueillent avec chaleur et humour, toujours aux petits soins avec leurs convives !!! Cuisine avec des produits du jardin et sublime piscine vous immergent dans un écrin paradisiaque !!!

Domaine du Grand Malherbes à Aimargues

Domaine du Grand Malherbes à Aimargues

Résas faites pour une semaine, nous voilà partis le lundi 11 août !
Début de voyage inattendu… puisque par inadvertance je me suis trompée de valise et ai pris celle – identique – d’un autre voyageur… avec des caleçons pour homme à l’intérieur !!!

Mon moral n’étant absolument pas entamé par ce début de vacances chaotique, nous sommes allées faire un shopping « last minute » avec MLA – totalement désespérée par mon cas pathologique (elle sait qu’avec sa « cops » Tana, il se passe toujours un truc !!!) – à Aigues-Mortes, belle ville fortifiée d’où Saint-Louis partit par deux fois pour les Croisades : la septième croisade en 1248 et la huitième croisade en 1270 pour Tunis, où il meurt de dysenterie. 
Je vous passe les détails de recherche de la valise : son propriétaire retrouvé avait aussi la mienne… 😉😉… ouf !!!

Le soir, fête taurine du petit village voisin de Vauvert, où les taureaux sont lâchés dans les rues du village encadrés par les gens des Manades (élevages de chevaux et de taureaux de Camargue) qui sont absolument magnifiques à cheval !

Parc ornithologique de Pont de Gau aux Saintes-Maries-de-la-Mer

Parc ornithologique de Pont de Gau aux Saintes-Maries-de-la-Mer

Le mardi 12 août, MLA – pyrénéenne de son état – adore la nature et avait immédiatement besoin de s’immerger dans la faune et la flore locales. Direction donc le parc ornithologique de Pont de Gau aux Saintes-Maries-de-la-Mer pour un pique-nique à la découverte de sublimes flamands roses, stars de cette réserve du cru. Je n’en avais jamais vu d’aussi près !!!

Sommières, gard

Sommières, gard

 

 

Mercredi 13 août : Jolie ballade dans le très joli vieux village de Sommières avant « farniente » à la piscine de notre maison d’hôtes préférée.. Le pied !

 

 

 

Nu de la mer, les saintes-Marie-de-la-mer, 1957, Lucien Clergue

Nu de la mer, les Saintes-Marie-de-la-mer, 1957, Lucien Clergé

Cloître Saint-Trophime à Arles

Cloître Saint-Trophime à Arles

Jeudi 14 août : à l’attaque d’Arles !!!! Il nous a fallu deux jours complets pour bien faire les Rencontres de la Photographie. Des monstres de la photo sont exposés dans une vingtaine de lieux historiques et contemporains : David Bailey et Patrick Swirc stars des médias et des « people » dans des lieux majestueux comme l’Abbaye de Montmajour, les magnifiques nus de plage de Lucien Clergue, fondateur de ces Rencontres de la photographie célébré tout particulièrement cette année pour ses 80 ans, Raymond Depardon, etc..

Mick Jagger, 1964, David Bailey

Mick Jagger, 1964, David Bailey

La Walter Collection a aussi retenu mon attention, regroupant des œuvres modernes et contemporaines de la collection d’Arthur Walther – de Karl Blossfeldt et August Sander, artistes de la Nouvelle Objectivité, aux travaux plus récents de Bernd et Hilla Becher, Richard Avedon, J.D. Okhai Ojeikere, Nobuyoshi Araki et Ai Weiwe. Autre coup de Cœur : les « Blue Eyes » des marins de Maud Bernos sélectionnée par un jury SFR Jeunes Talents ! Enfin, une très belle expo Chroniques de Solaris, conçue par la fondation LUMA  autour des maquettes de l’architecte Frank Gehry.

François Gabart, Série BLUE EYES, Maud Bernos

SOLARIS CHRONICLES – FRANK GEHRY, MUSÉE GUGGENHEIM D’ABOU DHABI, PROJET 2006 17 JUILLET 2014 800 × 517 LES CHRONIQUES DE SOLARIS / SOLARIS CHRONICLES, CAMPUS LUMA ARLES

SOLARIS CHRONICLES – FRANK GEHRY, MUSÉE GUGGENHEIM D’ABOU DHABI, PROJET 2006
17 JUILLET 2014 800 × 517 LES CHRONIQUES DE SOLARIS / SOLARIS CHRONICLES, CAMPUS LUMA ARLES

Vendredi 15 août : nous y retournons pour finaliser.. en passant par la magnifique abbatiale romane de Saint-Gilles, église de l’ancien monastère bénédictin situé à Saint-Gilles, dans le Gard. Il s’agissait de l’un des deux grands prieurés, avec celui de Toulouse, de la langue de Provence, l’une des divisions de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1998 au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Sa façade demeure un chef-d’œuvre reconnu d’art roman provençal et ce malgré ses nombreuses détériorations.

Sculptures de la façade de l'abbatiale romane Saint-Gilles

Sculptures de la façade de l’abbatiale romane de Saint-Gilles

Clôture de la journée par les expos de Vincent Perez et Patrick Swirc à l’abbaye bénédictine Saint-Pierre de Montmajour.

Abbaye bénédictine Saint-Pierre de Montmajour

Abbaye bénédictine Saint-Pierre de Montmajour

Samedi 16 août : petit tour à Uzès pour découvrir la ville et son fameux marché.

Dimanche 17 août  : « revival » de l’année dernière à Nîmes avec la visite du Carré d’Art présentant une exposition de l’artiste libanais Walid Raad qui travaille sur deux axes : la question de la représentation de la guerre et la question des collections d’art contemporain qui se montent au Moyen-Orient par différents biais dont celui du Louvre d’Abu Dhabi.

Déjeuner divin sur le toit-terrasse du Carré au restaurant : Le Ciel de Nîmes avant de reprendre mon train…

Idéal !

Carré d'Art-Nîmes

Carré d’Art-Nîmes

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Moscou et Saint-Pétersbourg… la Russie en synthèse !

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La Place Rouge à Moscou

Mon « cher et tendre » croulant sous le boulot et n’ayant pas de vacances, avec ma Caro, nous voilà parties en Russie voir notre copine Emilie, « conjoint suivant » (comme on dit apparemment..) d’un mari « expat » à Moscou depuis près de deux ans…

Tour-clocher d'Ivan le Grand, Kremlin

Tour-clocher d’Ivan le Grand, Kremlin, Moscou

Vous ne savez pas ce que c’est de voyager avec Caro ! Comme avec les enfants, tout — mais absolument tout — est un jeu : se mettre par exemple en scène dans une expo « happening » du nouveau centre d’art contemporain de Moscou : « Garage », essayer de comprendre le cyrillique, aller parler à tout le monde avec un langage des signes « très Caro », tenter de s’immerger dans une culture dont le « cablage » cérébral est très loin du cerveau européen…

Après une anticipation de 5 mois (billets pris en décembre et visas en mars – pour le côté pratique, il est recommandé d’organiser son voyage avec un « tour operator » russe : Tzar Voyages par exemple), nous voilà donc parties, samedi 24 mai, pour notre première grande aventure russe : Moscou et Saint-Pétersbourg !

Paris CDG-Moscou via Varsovie (il existe aussi bien entendu des vols directs), arrivée à Moscou à 21 heures et débarquement immédiat chez Emilie… royalement logée avec sa petite famille « d’expats » dans un 200 m2 avec près de 4 m de plafond, au nord est de Moscou ! Le pied total !!!

Dimanche 25 mai : jour des élections européennes, il fait 30° ! Emilie va voter à l’Ambassade de France dans le sud est de la ville pendant que nous visitons avec Caro la petite église byzantine la plus proche. Décoration rutilante, rencontre avec des femmes couvertes de foulards aux couleurs chatoyantes, avant de remonter par le parc Gorki longeant la Moskova (le fleuve de Moscou) et le parc des Sculptures. Après avoir visité sur notre droite la Nouvelle Galerie Tretiakov (musée accueillant les avant-gardes russe (http://fr.wikipedia.org/wiki/Avant-garde_russe), nous retournons au parc des sculptures bondé (les russes n’ont que 2 mois de beau temps dans l’année…) : musique à fond, esplanade de jets d’eau modernes — comme celui qui longe les bords de la Garonne à Bordeaux.

Garage, Moscou

Centre d’art contemporain « Garage », Moscou

Super déjeuner à la terrasse du nouveau centre d’art contemporain « Garage » conçu et ouvert par Dasha Zhukova la compagne du milliardaire Roman Abramovitch.

Sur la petite île au milieu des deux bras de la Moscova (comme l’île Saint-Louis et l’île de la Cité à Paris), derrière l’immmmmmmmmonde statue de Pierre Le Grand, apparaît une ancienne chocolaterie baptisée « Octobre rouge ». Cet ancien bâtiment en briques rouges reconverti en boîte de nuit, galeries et autres business, grouille de vie vraisemblablement nuit et jour. Emilie, Caro et moi le contournons pour traverser le pont qui mène à la Cathédrale du Christ-Sauveur avant de reprendre le métro pour rentrer au bercail.

Un conseil d’ami : avant de partir à l’assaut du métro moscovite et découvrir certaines stations au décor Art Déco ou XIXème, téléchargez l’appli « Métros du monde » car la lecture du métro en russe est impossible car pas de traduction anglaise. En plus, le nom de chaque station change en fonction des lignes qui la traverse… Cela complique gravement l’affaire !!!

Le Goum, Moscou

Le Goum, Moscou

Lundi 26 mai : Farniente à l’appart… avant de nous diriger vers le centre névralgique de Moscou. Traversée saisissante de la Place Rouge, en plein soleil, avec vue sur l’enceinte du Kremlin avant de pénétrer dans la Cathédrale Basile-le-Bienheureux. Une architecture faite de coupoles en bulbe multicolores, me faisant immédiatement penser au conte d’Hansel et Gretel. Fresques, icônes byzantines, décors de rinceaux, le tout agrémenté d’un cœur de chants russes par de magnifiques voix « a cappella ».

Nous sortons et retrouvons la Place Rouge pour nous diriger vers le Goum, sorte de « grand magasin » dont l’ouverture officielle a eu lieu le 2 décembre 1893 en présence des membres de la famille du tsar Alexandre III. C’était à l’époque le plus grand centre commercial du monde, et il le restera longtemps. Après la Révolution de 1917, le magasin est nationalisé par les bolcheviks, et servira par la suite de bureaux aux commissions du plan quinquennal. En 1953, il retrouve sa fonction de magasin, même si les denrées sont rares, et les queues légendaires. Privatisé à la fin de l’ère soviétique, les quelque 2,5 km de galeries marchandes du Goumsous verrières (proches de celles que vous pouvez parcourir à Milan en Italie), comptent aujourd’hui 200 boutiques appartenant à de grandes marques étrangères spécialisées principalement dans le luxe ou le vêtement de sports.

Un petit café puis nous repartons par les ruelles du quartier de Kitaï-Gorod pour rejoindre en métro la Gare de Leningrad d’où part le Sapsan (TGV russe modernissime) pour Saint-Pétersbourg !

Confortablement assises dans le Sapsan, s’engage alors la découverte des contrées russes bordées de lacs et de sapins au nord-ouest de Moscou. Caro ne veut surtout rien louper et quadrille absolument tout !!! Un vrai « Tour operator ». Je n’ai rien à faire… à part la suivre !!

Arrivées à l’hôtel très proche de la grosse artère centrale de la ville Nevsky Prospekt. Petite balade dans le centre historique avant de trouver un petit bar le Drunk Rabbit à la déco improbable, version Alice au Pays des Merveilles. Un sentiment d’être au fin fond de la terre avec des lapins qui semblent jaillir d’on ne sait où à travers le mur !

Mardi 27 mai : Saint-Pétersbourg à l’attaque ! Bad News : le temps se gâte considérablement… nous n’étions pas préparées à un temps de pluie automnal…

Immeuble Singer, Sain-Pétersbourg

Immeuble Singer, Sain-Pétersbourg

Qu’à cela ne tienne ! Pleines d’envie nous démarrons par la recherche d’un pull au Zara du coin : Prix « maousse costaux » très très dissuasifs !! Après un bon expresso au Café du magnifique immeuble Singer (emblématique du style Art nouveau, situé sur la perspective Nevski) qui accueille une grande librairie au RDC, nous traversons ensuite la rue pour découvrir la Cathédrale de Kazan. A mi-chemin entre le Panthéon à Paris et les arcades de Saint-Pierre de Rome : Imposant !

Les "pieuses geeks" à la cathédrale !

Les « pieuses geeks » à la cathédrale de Kazan !

A l’intérieur comme dans toutes les églises les femmes sont couvertes de foulards aux couleurs chatoyantes en signe de grande piété mais « geekent » à fond sur leur Iphone dans la file d’attente pour aller embrasser l’icône de la Vierge ou du Christ Pantocrator ! Caro les a « shootées » hallucinée ! 😉

Eglise du Saint-Sauveur-sur-le-Sang

Eglise du Saint-Sauveur-sur-le-Sang, intérieur, Moscou

Nous sortons pour aller vers l’église du Saint-Sauveur-sur-le-Sang, aux bulbes façon « Hansel et Gretel », en partie inspirée de la Cathédrale Basile-le-Bienheureux de Moscou mais plus tardive (début XXème). Elle impressionne par son décor de mosaïques couvrant la quasi totalité des murs intérieurs !!! Incontournable !

Nous sortons par l’arrière et pénétrons dans le jardin Mikhaïlovsky qui abrite le Musée russe, fermé ce jour-là pour cause de fête de la ville.

La pluie redoublant, nous effectuons une retraite anticipée dans un bar pour papoter avant de rejoindre la galerie marchande du Passage perpendiculaire à Nevsky Prospect et les galeries qui le longent.

Pluie battante : seule solution pour sauver la fin de la journée : les bateaux-mouches du cru pour se promener sur les canaux et jouir de la vue de la forteresse Pierre-et-Paul sur l’île entre les deux bras du fleuve la Neva et les magnifiques palais XVIIIème construits par Pierre-le-Grand qui bordent les rives. La balade sous la pluie ne permet malheureusement pas d’appréhender la beauté de cette ville qui doit être absolument magnifique sous le soleil. Trempées jusqu‘aux os, nous effectuons un repli stratégique vers le « Drunk Rabbit » pour déguster le bœuf Stroganoff du coin, arrosé d’une bonne vodka !

L'Ermitage, escalier du Jourdain

L’Ermitage, escalier Jourdain, Saint-Pétersbourg

Mercredi 28 mai : L’Ermitage (le Louvre du coin) : ça c’est du lourd !

D’après wikipédia, il est considéré comme le plus grand musée du monde en termes d’objets exposés (plus de 60 000 pièces y sont exposées dans près de 1 000 salles tandis que près de 3 millions d’objets sont conservés dans les réserves). Le musée présente, à côté de nombreuses pièces de l’Antiquité, une collection d’œuvres d’art européen de la période classique. Parmi les œuvres exposées, figurent des peintures de maîtres hollandais et français comme Rembrandt, Rubens, Henri Matisse et Paul Gauguin. On y trouve également deux peintures à l’huile de Léonard de Vinci ainsi que trente et une peintures de Pablo Picasso. Ne surtout pas louper le sublime escalier Jourdain !

La Femme au Chapeau Noir par Kees van Dongen, L'Ermitage

La Femme au Chapeau Noir par Kees van Dongen, L’Ermitage, Saint-Pétersbourg

A la sortie, nous traversons le pont atteindre l’île Vassilievski, pour ensuite contourner le jardin botanique de l’Université, visiter l’église Saint-André avant de repartir pour un dîner au restaurant La Terrasse sur le toit d’un centre commercial, à la vue imprenable derrière la cathédrale de Kazan. (Pour info, je n’ai jamais vu autant de cathédrales dans une même ville : il y en a au moins 3 avec la Cathédrale Saint-Isaac et la cathédrale de la Trinité!) : quelle piété !

Complexe religieux orthodoxe

Complexe religieux orthodoxe, Saint-Pétersbourg

Jeudi 29 mai : Découverte au Sud-est de la ville d’un complexe religieux : sorte de mini-Vatican orthodoxe qui englobe un monastère, la chapelle de la Trinité, des cimetières comme celui de Smolensk aux pensionnaires russes illustres. Le jour de l’Ascension, c’était la grande rencontre entre le Patriarche de l’église orthodoxe de Saint-Pétersbourg et le chef de l’église orthodoxe bulgare !!! Grosses cylindrées et bodyguards avec oreillettes pour protéger les stars orthodoxes destinées à fouler le tapis rouge de la cathédrale pour une célébration très très spéciale !

Cimetière de Smolensk

Cimetière de Smolensk, Saint-Pétersbourg

Nous repartons ensuite pour le Musée russe qui accueille la création russe depuis les icônes du Xème siècle jusqu’aux œuvres du XXème. On en a ingurgité de la peinture ! J’avais l’impression de revenir à mon époque Ecole du Louvre où je passais ma vie dans les musées ! 😉 En sortant – crevées – nous nous sommes posées dans un charmant café branché après avoir admiré la statue de Pouchkine dans le jardin d’à côté. Beau gosse l’écrivain… avec son physique à la Hugh Jackman, l’acteur australien d’X-Men !

Restaurant/Café Géorgien, Moscou

Restaurant/Café Géorgien, Moscou

Les cafés russes sont vraiment top avec leur mélange de tradition et de modernité. A la fois très Déco/Design et très Cosy pour checker en permanence ses mails et/ou Facebook : grâce au Free wifi en permanence !

Jeu d'échecs russes à la sortie d'un café

Jeu d’échecs russes à la sortie d’un café

Une fois les valises récupérées à l’hôtel, nous fonçons prendre le train de nuit à la gare de Moscou (les gares portent apparemment le nom de la destination principale…). Très rigolo ce train de nuit comme quand nous étions petites ! Caro et moi comme des gamines (comme toujours !!!) ! ;). Cabine de 4 places : 2 messieurs galants : voyage impeccable !

Café Piu

Café Piu : la « Live » Pâtisserie, Moscou

Vendredi 30 mai : Arrivée à Moscou à 7h30 un peu « dans la choucroute » mais contentes ! Petit-déj dans mon café préféré le Café Piu à côté de chez Emilie (Métro Cistye Prudy – en phonétique bien sûr !). Ce café est absolument délicieux : entrée avec une bibliothèque cosy ; à gauche, un « corner manucure » et à droite le passant, saisi par une odeur délicieuse, découvre une pâtisserie avec une immense table/plan de travail où les pâtissières, « en live », s’affairent à préparer – devant vous – les gâteaux, crêpes et viennoiseries à déguster tout chauds dans la foulée.

Un concentré de plaisir olfactif et visuel pour apâter ET épater le client… la langue pendante devant les gâteaux !!

Dehors, des flocons de fleurs tombent, comme des moutons, on les appelle « les neiges de Staline » : gare aux allergies (pour ceux qui ont du mal au printemps, pensez aux anti-staminiques et aux lunettes de soleil couvrantes… ça aide !). Nous rejoignons Emilie à l’appart pour une matinée douche/papote de fille/rigolade. Elle nous emmène ensuite déjeuner dans un restaurant géorgien à la déco « briques », proche du style new yorkais. Retapées par un café genre « Cocktail Molotov qui fait boum », en bonnes hussardes, nous étions prêtes à affronter une nouvelle « campagne de Russie » ! ;))

Monastère/couvent de Novodievichi

Monastère/couvent de Novodievichi, Moscou

Nous enchaînons, sous le soleil retrouvé, avec le contemplatif monastère/couvent de Novodievichi célèbre pour avoir abrité de nombreuses dames de l’aristocratie russe et de clans boyards qui avaient été obligées de prendre le voile. Je m’endors dans les jardins réveillée par une fliquette russe qui nous informe que c’est interdit. 😉

Jardins du Monastère/couvent de Novodievichi

Jardins du Monastère/couvent de Novodievichi, Moscou

Rendez-vous pris ensuite avec Emilie pour aller se faire un bain/sauna à la bania russe Sandouny. Nudité directe : les femmes russes ne sont pas pudiques. La tradition est de se faire fouetter dans le sauna entre femmes avec des feuilles de bouleau remis à l’entrée avec un chapeau cloche en feutrine pour protéger son visage de la chaleur. Expérience très étonnante… avant de poursuivre la soirée – en talons de 12 – (les russes sont dingues de talons de 12 centimètres – équipement indispensable pour concurrencer la moscovite en digne européenne que nous sommes !), au Petrovich café/restau où un groupe russe se déchaîne dans une atmosphère enfumée (avant le passage de la loi anti-tabac dans les lieux publics en vigueur le sur-lendemain 1er juin).

Samedi 31 mai : piquées par la mouche « Tsé-Tsé » les feignasses que nous sommes se lèvent, très péniblement, à midi ! La honte !

Cathédrale de l'Assomption, Kremlin, Moscou

Cathédrale de l’Assomption, Kremlin, Moscou

Bon.. c’est décidé : on attaque le Kremlin avec un temps divin. La queue avance vite et nous nous retrouvons très vite dans les jardins à l’intérieur des remparts. Toujours d’après wikipédia, le Kremlin est une grande forteresse. Après avoir été la résidence officielle des tsars, puis des dirigeants de l’URSS, il devient le centre politique de la Fédération de Russie, car étant la résidence officielle et le lieu de travail du président de la Fédération. Il rassemble à l’intérieur de son enceinte extérieure, dominant la Place Rouge et la Moskova, des palais et des cathédrales.

Remparts du Kremlin, Moscou

Remparts du Kremlin, Moscou

Sur les remparts, nous découvrons une vue imprenable sur la Moscowa, avec les « Filles de Staline ». Ensemble d’édifices construits au lendemain de la Seconde Guerre mondiale à l’initiative de Staline, ces gratte-ciels symbolisent les huit cents ans de la capitale (1147-1947). Au lieu de huit, sept furent finalement construits de 1952 à 1955, ils sont surnommés les « Sept Sœurs de Moscou« .

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Une « Fille de Staline », Moscou

Retour tranquillement à l’appart pour aller voir une pièce subversive de Nicolas Gogol : Les Âmes mortes (publié originellement avec le sur-titre Les Aventures de Tchitchikov) est un roman de Nicolas Gogol paru en 1842. Narrant sur un ton comique les aventures d’un petit escroc dans la Russie provinciale des années 1820, le roman est aussi une troublante dénonciation de la médiocrité humaine. Les Âmes mortes est considéré comme une des œuvres maîtresses de la littérature russe. Bien que surtitré en anglais, la dimension absurde du fond de la pièce alliée à une mise en scène déjantée ne m’en a pas facilité l’accès. Heureusement que ma journaliste préférée, Emilie, nous en a expliqué le contexte. Cette critique satyrique de la corruption russe est évidemment très mal perçue par les autorités en place et donc menacée de censure. Ce courageux spectacle, qui continue d’être présenté en dépit d’un contexte politique hostile, suscite l’intérêt d’un public déchaîné qui s’y presse et l’encourage fortement : un acte de bravoure culturel en somme ! Nous finissons la soirée — entre filles — au restau Chatyor (en phonétique), au bord d’un étang appelé « L’étang propre », près de Cistye Prudy.

Affiche

Affiche de la pièce de Gogol : « Les Âmes mortes »

Dimanche 1er juin : Last Day.. j’ai l’impression d’être partie au moins 10 jours tellement les journées ont été denses ! Nous avons encore une matinée et décidons de visiter la cathédrale Saint-Sauveur et le quartier « Octobre rouge » (cité plus haut), au lieu de nous enfermer au musée Pouchkine.

Musée Pouchkine, Moscou

Musée Pouchkine, Moscou

Le temps est splendide et nous flânons sur la passerelle qui mène à la cathédrale et ressemble étrangement à notre pont Alexandre III.

Bar/Terrasse Le Strelka

Jeunes danseurs à fond à midi sur « Happy » de Pharrell Williams au Bar/Terrasse Le Strelka !

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Bar/Terrasse Le Strelka

Dernier stop au café terrasse Le Strelka Bar sur la Moskowa : alors là… moment ultime quand la voix de Pharrel Williams retentit en plein air : des hordes de filles et mecs à fond (genre sortant de boîte en « after ») se mettent à danser à fond – « choré » impeccable – sous le soleil au zénith, en plain cagnard ! Là on s’est demandées si on n’allait pas définitivement louper notre vol !!!

Cathédrale Saint-Sauveur, Moscou

Cathédrale Saint-Sauveur, Moscou

Pays fascinant cette Russie ! Un dépaysement total garanti en très peu de temps… les deux villes sont à faire. Bien que Saint-Pétersbourg regorge de merveilles culturelles, ma préférence va à une Moscou vibrante qui m’a rappelé Berlin, mais en plus majestueuse…

Vue de la Moscowa sur la passerelle qui mène à la Cathédrale Saint-Sauveur

Vue de la Moscowa sur la passerelle qui mène à la Cathédrale Saint-Sauveur, Moscou

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Tristan et Isolde : Wagner et Bill Viola à l’Opéra-Bastille !!!

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Janina Baechle, Violeta Urmana, Franz Josef Selig & vidéo de Bill Viola (© Charles Duprat / ONP)

Wagner on le sait, n’est pas un compositeur facile. Tristan et Isolde, opéra en 3 actes datant de 1865 dirigé par le grand chef d’orchestre Philippe Jordan, n’échappe pas à la règle…

Grandiose et emphatique, extrêmement long (près de 4 heures – 5h15 en comptant les deux entractes !!!), pesant à certains moments, le spectacle laisse une profonde empreinte.

Violeta Urmana et le feu (© Charles Duprat / ONP)

Violeta Urmana et le feu (© Charles Duprat / ONP)

La mise en scène de Peter Sellars très austère au prime abord est absolument magnifiée par les magnifiques vidéos de l’artiste américain Bill Viola qui fait actuellement l’objet de son vivant d’une grande rétrospective au Grand Palais (jusqu’au 21 juillet 2014). Ce grand vidéaste qui a toujours travaillé sur le cheminement émotionnel et spirituel réussit à merveille à traduire visuellement au spectateur les méandres de la passion, du drame et de la douleur, chantés par les personnages. En une esthétique pure et violente l’image envahit le spectateur et nourrit deux sens : la Vue au même titre que l’Ouïe.

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