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Orsay : 7 ans de réflexion… immersion douce au siècle dernier…

Vue de la nef du Musée d'Orsay à travers la structure métallique vers la galerie impressionniste

Vue de la nef du Musée d’Orsay à travers la structure métallique de la passerelle qui va vers la galerie impressionniste

Orsay c’est magique… même 5… 10 ans sans.. on y retourne et… on se sent à la maison dans cette immense gare ancienne…

J’y suis retournée pour y découvrir les acquisitions, les pièces majeures acquises par le musée d’Orsay durant les sept dernières années : exposition intitulée « 7 ans de réflexion » : joli titre pour traduire la démarche muséale de faire vivre ses collections.

Pour certains, un musée qui ne se renouvelle pas est un musée qui meurt…

Edgar Degas Danseuse en maillot © Musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

Edgar Degas
Danseuse en maillot
© Musée d’Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

Un bel exemple : la tapisserie de Burne-Jones, donnée par Pierre Bergé au musée, les œuvres graphiques de Gustave Doré et Léon Spilliaert et cette très belle œuvre de Degas dont le site décrit la démarche d’acquisition :

« Pourquoi acquérir une œuvre supplémentaire de Degas alors que la collection du musée d’Orsay est sans conteste, avec celle du Metropolitan Museum de New York, l’une des plus riches en oeuvres de l’artiste ? Ce pastel, très tardif, vient en réalité compléter un ensemble qui fait davantage la part belle aux années réalistes de l’artiste, grâce à l’extraordinaire legs du Comte Camondo en 1911, ou à ses débuts empreints d’admiration pour les maîtres anciens, sur lesquels se concentrèrent les achats de l’Etat après la mort de l’artiste.
Cette Danseuse, dont le maillot n’a sans doute existé que dans l’esprit d’observateurs surpris par l’audace et la présence de ce corps nu quasi-primitif, est emblématique des dernières oeuvres de l’artiste.
Libéré de toute contrainte, Degas ne cesse d’innover par le pastel, sa technique de prédilection tout au long de sa carrière, pour aboutir dans le secret de son atelier à une présence physique grâce à une perfection formelle digne des fauves ou d’un Picasso alors subjugué par les arts primitifs.

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Séduisant dans ce côté désuet, finalement c’est l’écrin, le musée, que je préfère avec son immense nef et son mélange de tradition et de modernité architecturale.

Il est intéressant de comprendre de manière un peu plus approfondie la démarche d’une politique d’acquisitions grâce à cette exposition, mais il a été surtout très reposant de m’immerger à nouveau au cœur de cette ère révolue de la grande bourgeoisie du XIXème siècle.

Jusqu’au 22 février 2015.
http://www.musee-orsay.fr

 

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