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Mapplethorpe… back to.. New York

mapplethorpe

Une envie furieuse m’a prise d’aller voir Mapplethorpe… Ce photographe m’intrigue depuis toujours sans que j’ai, jusqu’à présent, pris le temps de m’appesantir sur l’artiste. C’est chose faite avec l’exposition de la RMN au Grand Palais. Courte et concise, elle permet néanmoins de cerner le personnage et son univers décadent new-yorkais.

Après un Bachelor of Fine Arts au Pratt Institute du quartier de Brooklyn à New York, où il étudie le dessin, la peinture et la sculpture, Robert Mapplethorpe passe par le collage avant de se plonger dans la photo. Ex compagnon puis ami de Patti Smith, d‘après cette dernière, Mapplethorpe n’aurait pas été très intéressé par la photographie avant 1970.

Son œil provocateur saisit de manière chirurgicale la beauté de ses sujets de prédilection : corps athlétiques et univers floral. Influencé par des artistes comme Michel-Ange, son approche de la photographie s’apparente à de la sculpture en « 2D » : un esthétisme classique au cœur du New York libertaire — ou libertin — des années 1970. A la fois pur et sulfureux, Mapplethorpe tâtonne, se cherche avant le lancement de sa carrière grâce à l’impact du documentaire concernant le milieu sado-masochiste new-yorkais, diffusé vers la fin des années 1970. 

Sa vision des corps — masculins en particulier — et du sexe, proche de la pornographie, est magnifié par un esthétisme intense, une pureté, une perfection assez lointaine de la réalité : une vision finalement assez « statuaire grecque » de la photo :

« Je cherche la perfection dans la forme. Dans les portraits. Avec les sexes. Avec les fleurs. » Robert Mapplethorpe, entretien avec Barbara McKenzie, 1985.

Vers 1980, Mapplethorpe rencontre Lisa Lyon, la première femme championne de bodybuilding. Durant les années qui suivent, ils travaillent ensemble sur de nombreux portraits, un film et le livre Lady, Lisa Lyon.  

Son regard acéré immortalise cette société new-yorkaise en pleine libération sexuelle, tout comme sa contemporaine Nan Goldin.

Son « œil » ne rate aucune cible et redouble d’ardeur quand il apprend en 1986 qu’il est porteur du virus du Sida. En 1988, il fonde sa propre fondation, la Robert Mapplethorpe Fundation pour qu’elle démocratise la photographie et qu’elle soutienne financièrement les recherches concernant le SIDA et les infections liées au VIH. Mapplethorpe décède en 1989, âgé de 42 ans.

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