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Monaco fête le Picasso de la Côte d’Azur… chefs d’œuvre de la collection Nahmad au Grimaldi Forum de Monaco

Femme couchée à la mèche blonde © succession Picasso 2013

Femme couchée à la mèche blonde, 1932. collection Ezra et David Nahmad © Succession Picasso 2013

Quand on est à Monaco, que faire en dehors de la plage et du Musée Océanographique ?

Eh bien cet été, si vous êtes dans les parages, allez voir l’hommage fait à Pablo Picasso, centré sur sa période « Côte d’Azur », grâce à l’exposition de chefs d’œuvre du maître issus de la collection de la famille Nahmad (illustre famille de galeristes ayant une forte appétence – entre autres – pour Picasso !).

Après ma magnifique redécouverte de Picasso au Guggenheim de New York l’hiver dernier – pendant Sandy : New York : A Manhattan… avant et pendant Sandy… – cette exposition au Grimaldi Forum de Picasso a achevé de débloquer mon aversion vis à vis de ce peintre.

En effet, l’homme dans son rapport destructeur aux femmes me faisait humainement horreur ; certainement à cause des portraits d’une de ses muses Dora Maar dont la palette, assez violente, attirait irrémédiablement mon œil, lequel était immédiatement repoussé par le sujet – une femme souvent en pleurs ou en désarroi…

Mais à y regarder de plus près, comparant les époques et les muses en lien avec ces dernières, cette exposition m’a permis de faire évoluer ma perception et, de ce fait, nuancer mon propos.

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La (re)découverte des toiles représentant Marie-Thérèse Walter, sa compagne entre 1927 et 1935 ou 1936, m’a fait ressentir ce lien a la fois érotique mais vraisemblablement emprunt de plénitude et de rondeur entre cette jeune femme et l’artiste. En dépit de sa réputation de destructeur, la profusion de couleurs et de lumière irradiante de ces représentations traduit une sensibilité et une pudeur qui m’ont profondément émue. En effet, en chaque être, même le plus sombre, vit une dose sous-jacente de lumière plus ou moins vacillante…

Puis apparaît Dora Maar, qui a vraisemblablement fait resurgir la notion de combat et de destruction…

Pablo Picasso - Les femmes d'Alger (version H), 1955. Collection Ezra et David Nahmad. DR © Succession Picasso 2013

Pablo Picasso – Les femmes d’Alger (version H), 1955. Collection Ezra et David Nahmad. DR © Succession Picasso 2013

Autres intérêts de cet ensemble, l’influence des « anciens » comme Manet et Delacroix dont il étudie et revisite respectivement « Le déjeuner sur l’herbe » et « Les femmes d’Alger », l’illustration de thématiques comme « la représentation de l’artiste », les lieux de « villégiature » sur la Côte d’Azur, sa famille, ses ateliers dans les différentes villas qu’il a successivement louées ou achetées à Mougins, Cannes, Antibes ou Juan-les-Pins, comme « L’Atelier de la Californie ».  On sent alors l’importance de la lumière et du rythme de vie, alternant travail acharné et partage de moments chaleureux et amicaux avec des personnalités comme Eluard, Breton, Man Ray ou Stravinsky… un environnement source de créativité visuelle autant qu’intellectuelle…

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