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Les assiettes de Juliette : « Volver : un tango à Paris »

La rue Keller abrite une mini cantine argentine ou s’entremêlent l’ambiance de Buenos Aires et les saveurs de la pampa. L’espace est si petit qu’on y partage les tables, le menu et les conversations des voisins – mais on ne s’en plaint pas, on vient aussi pour ça. Les murs sont tapissés d’azulejos, de réclames fanées ventant la Quilmés et d’affiches à la gloire de fiertés nationales. On y a reconnu pêle-mêle Astor Piazzola, Mafalda et Dieguito, le Maradona d’avant la cocaïne. Et en fond sonore, Canal 13 diffuse justement les matchs au sommet. Ce soir-là sur le terrain, c’est le choc Mendosa – Cordoba qui rythmait le diner, mais dans l’assiette, la star, c’était la viande.

Pendant l’échauffement, choisissez un cocktail dans la liste affichée sur le bar. Entre les traditionnels latinos Pisco sour, Cuba libre et Caipirinhas se cache un Fernet-coca ( ?) que (seuls) les initiés apprécieront à sa juste valeur. Accompagnez-le de quelques-uns des excellents tapas préparés minute : le chorizo poêlé pile-poil, le boudin noir juste fumant, les anchois frais parfaitement ailés. Un seul regret : ne pas avoir goûté la cassolette de F.F.N.I (Fromage Fondu Non Identifié) dont le voisin n°1 de la table d’à côté s’est-lui, régalé.

A  la mise en jeu, la viande est mise au gril. Et après quelques belles actions coté fourchette, les amateurs du ventre rond ont rapidement reconnu la victoire de la noix d’entrecôte, tendre à souhait et encore plus goûteuse que le filet, tandis qu’à la table d’à côté, l’aloyaux marquait des points sans pour autant se démarquer. C’est net, c’est simple et c’est bon : on aurait bien aimé des prolongations. A la seconde mi-temps cependant, le jeu perd en intensité et c’est dommage. Alors on patiente. Et on sirote quelques verres de Malbec en expliquant au voisin n°2 que non, Malbec n’est pas au Liban et qu’en Argentine, le terme de « gauchos » ne rend pas forcement compte d’opinions politiques…

Au coup de sifflet final, on attendait encore les desserts. Mais vale la pena. On y retournera. Ne serait-ce que pour le plaisir de dire re-Volver.

: 34, rue Keller, 75011 Paris – Metro : Bastille ou Voltaire – Tél : 01 48 05 20 30 – Carte environ 40€

Avec qui: un danseur de tango, un champion du monde, Juan, Javier ou Luis

Quand: après le polo ou le tango

A vos pieds: des crampons, des sneakers de tango

Dans votre ipod: La chanson d’Evita, Petula Clark

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