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Rubens, Poussin et les peintres du XVIIème siècle à Jacquemart-André

Aujourd’hui, je suis allée au musée Jacquemart-André. J’adore ces musées privés si dynamiques qui se creusent la tête pour apporter du nouveau à leur public !

Cette fois c’est le XVIIème siècle qui se trouve à l’honneur : c’est Rubens, chef de file du mouvement baroque flamand dont on parle dans cette exposition.. confronté au classicisme de notre Poussin national.

Il faut savoir qu’à l’époque tous les artistes voyageaient déjà énormément : les peintres flamands venaient en France, les artistes français partaient s’installer, temporairement ou même définitivement, en Italie. Les influences se mêlaient, appuyées par la diffusion de la gravure.. voire même s’affrontaient !

Sous le règne d’Henri IV, puis sous la régence de Marie de Médicis, les artistes flamands, Pierre-Paul Rubens en tête, obtiennent une grande partie des commandes royales : Philippe de Champaigne dans le domaine du portrait ou Frans Snyders dans celui de l’art animalier.

Les artistes français influencés adoptent de nombreux sujets et modèles flamands : natures mortes, scènes de genre comme celles des frères Le Nain et iconographies mythologiques.

Frères Le Nain (Actifs à Paris vers 1628-1650) – Le Concert – Vers 1650, huile sur toile, 57 x 67,5 cm – Musée d’art et d’archéologie de Laon, Aisne – © Studio Sébert Photographes

Je vais tout de même à présent exposer mon point de vue personnel, sinon ce ne serait pas drôle : à mes yeux, Rubens est un Dieu de la peinture.. et par ailleurs il faut savoir que ce fut un grand diplomate de l’époque. Forcément, à force de fréquenter de manière assidue toutes les cours royales.. ça aide !

Pierre-Paul Rubens (1577-1640) – Le Bain de Diane (détail) – 1635-1640, huile sur toile, 152,5 x 120 cm – Museum Boijmans van Beuningen, Rotterdam – © Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam. Loan Netherlands Institute for Cultural Heritage (ICN), Rijswijk/Amsterdam

Et ces femmes (toujours celles de Rubens) plantureuses, charnelles (un peu trop peut-être pour l’époque actuelle.. c’est vrai) : quelle force, quelle sensualité, quelle présence !

Nicolas Poussin (1594-1665) – Coriolan – Vers 1653, huile sur toile, 112 x 199 cm – Musée municipal Nicolas Poussin, Les Andelys – © RMN / Christian Jean

A côté de cette force picturale herculéenne, Poussin est vraiment extrêmement ennuyeux, « boring » disent les anglais ! Bon d‘accord, les œuvres sont bien « léchées » comme disent les spécialistes (ce qui veut dire un traitement très lisse, fin et très détaillé », mais il n’y a rien à faire, le genre académique ne me séduit vraiment pas : trop froid, trop mou, trop terne !

Cela étant dit, le réel intérêt de cette exposition réside dans l’éclairage qu’elle apporte sur le XVIIe siècle qui voit les grands courants artistiques se renverser. Après la peinture baroque flamande, c’est l’école française classique qui, soutenue par le rayonnement politique du règne de Louis XIV, influence à son tour l’Europe des Arts.

Un joli voyage qui m’a intensément permis de me remémorer mes années à l’Ecole du Louvre où la peinture du XVIIème siècle a tenu une grande place..

Une de mes « madeleines » personnelles en somme..  🙂

http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/jacquemart/

 

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