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Personne n’en parle ! La légende du pianiste sur l’océan..

En vacances, j’ai toujours le plaisir de me laisser vivre afin de découvrir des pépites qui, souvent à l’époque de leur sortie, m’ont échappées..  Je viens d’en apprécier une plus que magnifique : La Légende du pianiste sur l’océan (La Leggenda del pianista sull’oceano) : film italien réalisé par Giuseppe Tornatore (réalisateur par ailleurs de Cinéma Paradiso), et sorti en 1998, tiré d’une pièce théâtrale sous forme de monologue, Novecento (c’est-à-dire 1900, publié en 1994), d’Alessandro Baricco (dont j’avais par ailleurs adoré le bestseller Soie), sur une musique d’Ennio Morricone. Rien que cela !

Un récit inattendu qui m’a laissée tremblante d’émotion sur le canapé de mon amie Carole, persuadée que j’allais adorer le DVD.. Carole se trompe rarement à mon sujet — une fois de plus c’est gagné ! 🙂

Le Synopsis : En 1900, « Le Virginia » magnifique paquebot fait la traversée Europe-Amérique : élégants et élégantes, émigrés italiens en recherche de travail et de fortune au Nouveau Monde, etc. Un bébé est trouvé dans un berceau de fortune par un machiniste noir nommé Danny qui l’élève sur le paquebot comme son propre fils. Ne sachant pas comment l’appeler, il le baptise « 1900 ». 1900 grandit sur le paquebot, vit sur le paquebot, ne quitte jamais son paquebot. Huit ans plus tard, Danny, recevant un crochet du bateau derrière la tête, meurt. 1900 devra grandir seul mais révèle un don inattendu pour le piano et devient ainsi le pianiste du paquebot.. Les années passent sans que 1900 ne pose jamais pied à terre. Puis vient Max Tooney enrôlé comme trompettiste sur le navire (nommé Tim Tooney dans le livre), qui deviendra son ami. C’est le début d’une amitié indéfectible. 1900 est mondialement réputé comme étant un pianiste virtuose. Il joue pour tous les passgers : de la première à la troisième classe mais refuse définitivement la proposition de producteurs qui tentent de l’enregistrer et de le faire partir en tournée dans le monde entier, par peur de quitter son espace et terrorisé par l’immensité de cette vie qu’il n’a jamais connue.. Sa réputation continue pourtant de grandir. Jelly Roll Morton, qui se dit être l’inventeur du jazz, le provoque en duel. Jelly perdra. Max quitte le navire à la fin de son contrat (il en avait assez de l’océan) et quitte donc aussi 1900. Mais quand il apprend par hasard, quelques années plus tard, que Le Virginia, transformé pendant la guerre en hôpital flottant, est condamné à être dynamité, Max partira à la recherche de son ami.

Tim Roth incarne 1900 avec une sensibilité exacerbée s’exprimant dans un type de rôles hors de son habituel répertoire de personnages durs et cyniques (dans lesquels il excelle d’ailleurs tout autant !). J’ai été immédiatement happée par l’histoire et la beauté du décor nourrissant mon imagination.. Le personnage principal lié si fort à la musique, son unique mode d’expression, d’amour (amoureux du personnage incarné par Mélanie Thierry) et d’analyse de son environnement, éclipse tous les autres par la pureté de son jugement et la clarté de sa vision du monde, bien que géographiquement réduite à l’espace d’un navire. Pour Carole, je cite : « Pur instinct, il verbalise musicalement l’essence des Autres ».

Un récit hors du temps.. et surtout un moment intime à passer sous la couette par une pluie battante.. A louer de toute urgence..

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4 commentaires sur “Personne n’en parle ! La légende du pianiste sur l’océan..

  1. j’avais dévoré le livre ( après soie evidement) mais je n’avais pas vu qu’il avait ete mis en film, suis preneuse du DVD ( y a t’il une chance qu’il revienne sur paris???), surtout avec tim roth que j’adore et suis avec ardeur en ce moment dans true lies,
    carole et tana, merci de partager avec nous vos vocations partagées de tetes chercheuses, et tana, merci de faire vivre la rubrique personne n’en parle 🙂

  2. Merci ma Caro !
    Pour le DVD.. Tu as de grandes chances pour qu’il revienne à Paris (sa propriétaire y travaille d’ailleurs avec acharnement!!)
    Pour ce qui est de la rubrique « Personne n’en parle ! », heureusement que tu en as eu l’idée !

    Tana

    • je l’ai vu dans mon « navire » (maison au fond des cévennes) sur canal sat il y a 7 ou 8 ans et depuis j’y pensais souvent; j’ai essayé de le trouver en occase,persuadé qu’il n’était plus dispo à la vente; en fait je l’ai acheté à la Fnac: un bonheur absolu pour moi (ce film est en lien avec mon histoire perso aussi) mais je l’apprécie en tant que tel aussi!!! les thèmes supposés improvisés sont « mortels » pour moi; je les ai retrouvés intacts en 2010… même si ma vie ressemble plutôt aux derniers plans du virginian!!
      j’aimerais d’ailleurs pouvoir échanger avec E. Morricone notamment à propos de cet accord bizarre et diminué quand 1990 pense à « la fille »
      voilà avec lost in translation c’est un des 2 très gros électrochocs pour moi
      Jac

  3. « même si ma vie ressemble plutôt aux derniers plans du virginian!! »..
    Aveu touchant.. la résurrection/reconstruction est, je l’espère, en marche..
    A bientôt,

    Tana

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