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Epoustouflant Yves Saint Laurent..

Magnificence et féérie au Petit-Palais : Yves Saint Laurent envahit de tout son génie l’espace du Petit-Palais. Cet incomparable créateur de la mode de la seconde moitié du XXème siècle reçoit l’hommage d’une rétrospective deux ans après sa mort. Le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris et la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, se sont associés pour présenter la première rétrospective complète de son œuvre. L’exposition couvre 40 ans de création, de 1962 à 2002, à travers 300 modèles.

Un vrai labyrinthe magique commençant sobrement avec des tenues de ville .. puis de salle en salle, un crescendo.. pour le plus grand  bonheur du public .. la reconstitution d’un vérible monde de création totalement à part..

Mademoiselle Chanel a libéré la femme .. YSL lui donne les clés pour s’épanouir tout en séduction. Il a révolutionné non seulement la gent féminine mais aussi la société. YSL fait en effet polémique en lançant, vers 1966, le smoking et le pantalon de soirée  pour les femmes. Un innovation de rupture en somme.
Chaque salle, maillon choisi de cette (re)découverte progressive, est unique en soi : le « bureau du maître » reconstitué avec ses objets personnels, son matériel de travail (crayons, feuilles..) et même des films personnels où le créateur fait appararaître au spectateur « en live » sur une page blanche la « nouvelle » femme de la collection qui va suivre..

Je pénètre ensuite dans l’antre consacré à sa relation avec celle qui fut une de ses muses et égéries : Catherine Deneuve. Le couturier a, en effet, habillé l’actrice depuis le film « Belle de jour » de Luis Buñuel en 1967. Un espace tout en intimité, comme une loge de théâtre ou de cinéma.. avec miroirs, musique d’ambiance et garde-robe reconstituée de certains films projetés d’ailleurs sur de petits écrans.

Le magnifiques verrières du Petit-Palais (a priori environ 10 à 15 mètres de haut !) accueillent avec majesté des esquisses « décalcomaniées » sur les gigantesques vitres : scénographie d’une créativité sans limite..

Avançant toujours dans le labyrinthe.. l’évolution vers les influences … le Maroc et ses couleurs à la fois chaudes et froides : des rouges, des fushias, des jaunes jusqu’aux mauves de la Villa Majorelle.. (le jardin Majorelle est le jardin botanique touristique de Marrakech au Maroc du peintre français Jacques Majorelle (1886-1962) créé en 1931. Propriété de Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé depuis 1980.)..

Le XXème siècle pictural le nourrit tout autant. Il trouve ainsi son inspiration dans l’univers d’artistes comme celui de Mondrian en 1965… Originalité des robes intégrant les créations notamment de Wesselman, Poliakoff, Van Gogh, Matisse,Picasso ou encore Braque avec lequel, à mes yeux, il atteint l’apogée de son art incarné par l’extraordinaire Robe aux Oiseaux.

Puis, des ors et broderies scintillants introduisant l’Orient ou le monde méditerranéen : l’Espagne, l’Inde ou la Chine particulièrement représentées… jusqu’à l’assaut final de la Salle de Bal, écrin de robes du soir inoubliables, aux murs couverts de scènes de l’indétrônable film Le Guépard de Visconti (Mon film culte !!!!) m’ayant laissé bouche bée de surprise et d’émotion..

J’ai eu la chance de découvrir l’exposition le soir… moment où la féérie se trouve à son comble..

Jusqu’au 29 août 2010

Petit Palais
Musée des Beaux Arts de la Ville de Paris

Avenue Winston Churchill
Tél : 01 53 43 40 00

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