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Isadora Duncan « Une sculpture vivante » au Musée Bourdelle

Affiche de l'exposition. Photo: Cologne, Archives de de la danse

Avant toute chose, je souhaite à nos chères lectrices et nos chers lecteurs une EXCELLENTE ANNEE 2010 !

Pendant cette magique période de Noël, j’ai toujours envie de faire des choses un peu différentes.. Après de magnifiques et douces vacances dans le Sud-Ouest où j’ai pu totalement déconnecter, j’avais envie d’une reprise toujours en douceur..

Avec mon amie Carole de passage à Paris, nous avons donc décidé de (re) visiter le Musée Bourdelle. Pour celles et ceux qui n’ont pas encore eu la chance de découvrir car il est peu connu du grand public, Antoine Bourdelle (1861-1929) a été le maître de Giacometti, de Germaine Richier, artistes sculpteurs emblématiques du XXème siècle.

Pourquoi présenter une exposition sur une danseuse telle qu’Isadora Duncan ?

Je n’ai pas immédiatement vu le lien qui pourtant pouvait paraître évident : la danse est une « sculpture vivante du corps » et Isadora Duncan, femme et danseuse d’exception, méritait d’être mieux connue — cette présentation par le Musée Bourdelle étant légitime car Isadora Duncan fut l’une des sources d’inspiration du sculpteur Antoine Boudelle.

Le musée a rassemblé quelques 35 sculptures, 25 peintures, 150 dessins, 100 photographies, 5 pièces de costumes ainsi qu’une cinquantaine de documents divers (ouvrages, affiches, programmes, manuscrits, extraits de films appartenant à des collections privées ou à des institutions françaises et étrangères…) autour de cette femme pionnière et atypique.

« La danseuse aux pieds nus », comme l’on se plaisait à appeler, eut une vie fascinante et fit évoluer la Danse : « L’ondulation me semble être le mouvement fondamental de la nature », clamait celle qui voulait ouvrir des écoles de danse comme autant d’écoles de vie. Elle eut une fin tragique, et tellement romanesque – à 50 ans seulement, étranglée par son écharpe prise dans les roues de sa décapotable.

On connaît peut-être moins sa vie et sa carrière foisonnantes : femme libre, figure pionnière de la danse moderne, inspiratrice et muse des plus grands, de Rodin à Jules Grandjean, de Matisse à Bourdelle, qu’elle rencontra en 1903.

En tous cas, féministe ou pas, cette exposition vous enchantera par la magie de sa simplicité, dans un cadre intimiste : les jardins et les ateliers où Antoine Bourdelle a vécu et travaillé, ont été transformés en musée (l’extension réalisée en 1992 par Christian de Portzamparc donne toute sa dimension à l’œuvre du sculpteur) abritant un ensemble exceptionnel de plâtres, de bronzes et de marbres de celui qui fut le praticien de Rodin.

Vous avez jusqu’au 14 mars 2010 pour la découvrir… alors bonne visite !

Musée Bourdelle

18, rue Antoine Bourdelle
75015 Paris
Standard : 01 49 54 73 73

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