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Podalydès en pyjama à la Comédie-Française… dans La Grande Magie !

grandemagie_gpJe ne sais pas ce que j’ai en ce moment, mais j’ai une boulimie d’activités culturelles en tous genres !

Hier le Musée d’Orsay, aujourd’hui la Comédie-Française, demain… j’en sais rien !

La chance veut que tout ce que je vais voir en ce moment me plaît… heureusement me direz-vous car en ces temps difficiles, ça aide à garder le sourire aux lèvres et le sens de l’humour !

En général, le théâtre, j’aime moins que le cinéma. Pourquoi ? On est mal assis, il fait chaud, les comédiens ne sont pas toujours bons… bon d’accord, je caricature et exagère il est vrai… et surtout ce soir je vous mens totalement car je me suis « éclatée » !

La Grande Magie est une pièce de Eduardo De Filippo (je ne connaissais ni l’auteur ni la pièce), mise en scène de façon magistrale par Dan Jemmet (pas plus connu de mon cerveau),  metteur en scène anglais vivant en France.

L’histoire : Dans une station balnéaire où tout le monde s’ennuie, au cours d’un spectacle un peu minable, Otto Marvuglia, un magicien sur le retour, fait disparaître la femme de Calogero di Spelta, laquelle profite de ce stratagème pour s’enfuir avec son amant. Comble de l’humiliation, Marvuglia fait croire au mari cocu, devant tout le monde, que sa femme est désormais enfermée dans une petite boîte. Mais La Grande Magie n’est pas une comédie comme les autres ; en décidant d’accepter la suggestion parfaitement insensée de l’illusionniste, di Spelta va livrer un combat contre l’inévitable déchéance de son existence. Non, sa femme ne l’a pas trompé. Oui, elle est enfermée dans une boîte. Tout l’ordre du monde peut alors s’inverser, et notre antihéros accéder à la vérité et à la complexité de son être.

L’auteur : Eduardo De Filippo, fils naturel de l’acteur comique napolitain Eduardo Scarpetta, est né le 24 mai 1900 à Naples. Il est, avec Dario Fo, l’acteur-auteur le plus célèbre de l’Italie de l’après-guerre. Il débute à quatre ans dans la troupe de son père. Jeune comédien napolitain, il n’a que 20 ans lorsqu’il rencontre Luigi Pirandello. Devenu lui-même dramaturge, il suivra les traces du grand maître de l’illusion et des faux-semblantsEn 1931, il fonde avec son frère Peppino et sa soeur Titina, la Compagnia del Teatro Umoristico i De Filippo, où il met en scène, entre autres, ses propres pièces (dont L’Abito nuovo, fruit d’une collaboration avec Luigi Pirandello). Il écrit La Grande Magie en 1948 et la crée l’année suivante. Acteur au cinéma, à la télévision, à la radio, auteur de poésies, d’articles, d’essais, son activité est débordante. Proche de la gauche politique, il est l’un des monuments du théâtre italien. Il meurt à Rome en 1984.

gpr_grandemagie0910La pièce met un peu de temps à vraiment démarrer … on ne sait pas où l’on va. Je n’avais tout d’abord pas compris en lisant le programme l’histoire du magicien et de la boîte… et puis tout d’un coup : les personnages prennent vie : ça part dans tous les sens, ça gigote, ça danse, ça fait des tours de passe passe..

Un pièce italienne mise en scène par un anglais vivant en France… impossible de ne pas se déplacer. Le mélange de la comédie italienne avec l’humour anglais, ça donne un Denis Podalydès en pyjama hystérique, courant partout… les cheveux (ou ce qui lui en reste…) dressés sur la tête !!! et une Tana hilare dans le public au rire tonitruant !

Ce comédien a une palette de jeu absolument hallucinante et peut vous jouer : l’Hystérie, la Gravité, L’Emotion, etc. : tout ceci en l’espace de 5 minutes. Il « habite » ses personnages » : on tombe amoureuse de cette palette d’émotions d’homme qui vous décoiffe. La troupe n’est en aucun cas en reste avec en tête Hervé Pierre : le jeu de tous les comédiens est d’une rare qualité, dans des costumes des années 1950 au charme désuet mais élégant, dans une mise en scène très originale et surtout hilarante qui permet d’appréhender avec légèreté la gravité, la souffrance et la cruauté de la vie et du temps qui passe..

Pas toujours… mais souvent, à la Comédie-Française, traînée depuis mon enfance, je me suis ennuyée. Mais là je peux vous dire que ce monument du Théâtre français se trouve considérablement dépoussiéré ! C’était génial !

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