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Mozart rhabillé pour l’hiver en zoulou

Flute Echantée1Il y a des jours où l’on n’a pas envie de sortir. Mais alors pas du tout. J’étais dans un de ces jours là, je n’avais qu’une seule envie : me rouler dans ma couette et dormir jusqu’à lundi prochain. Mais voilà, j’avais un billet pour « La Flûte Enchantée » au Théâtre du Châtelet. Alors je me suis trainée, presque à reculons, m’imaginant un opéra un peu classique avec cantatrices en robes longues, chef d’orchestre gesticulant et musiciens en smoking. Je n’aurais pas pu être plus loin de la vérité, et je pense avoir vécu l’une des plus grosses surprises artistiques de l’année. A vrai dire, le nom de la pièce, Impempe Yomlingo, aurait du me mettre la puce à l’oreille.

La version de « La Flûte Enchantée » qui passe jusqu’à dimanche place du Châtelet est une version plus qu’audacieuse, transposée dans les townships d’Afrique du Sud par le metteur en scène britannique Mark Dornford-May et produite par le sud-africain Eric Abraham. Le spectacle est chanté en anglais, et dans des langues d’Afrique du Sud comme le xosha (je vous dis ça comme si c’était évident, mais je viens d’apprendre l’existence même d’un telle dialecte, dont je n’ose imaginer la prononciation). En guise d’orchestre : des marimbas (sortes de xylophones) et percussions africains. Je peux vous dire que les 10 premières minutes, après 2 morceaux de Mozart au xylophone, j’ai vécu un assez grand moment de solitude et j’ai entrevue l’horreur de passer une soirée type « Dîner de cons géants ».

TominoEn réalité c’est fou : la compagnie Isango Portobello comporte 33 artistes qui chantent, dansent, jouent des percussions, tapent le rythme, sans jamais se prendre au sérieux, mais avec un virtuose bluffant.

Au final, on a un décor avec des tubes métalliques qui rappellent les townships, des costumes de zoulous, des choeurs gospels…tout ça avec dans la plus pure lignée de Mozart et du chant lyrique  qu’il faut pour lui faire honneur…Il faut bien lui rendre ce qui appartient à César.

Résultat, ça swingue, ça claque, ça danse, c’est une cure anti-morosité ! Et comme les images valent plus que des longs discours, voici une vidéo qui vous donnera une idée de l’ambiance sur scène et des personnages (par contre, le son n’est pas terrible, désolée par avance) :

Infos pratiques:

Théâtre du Châtelet, jusqu’au 18 octobre.

Durée du spectacle: 2h20
Tarifs 80€ – 60€ – 40€ – 25€ – 10€ – 5€

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Un commentaire sur “Mozart rhabillé pour l’hiver en zoulou

  1. Je suis content de voir que l’offensive culturelle sud-africaine ne s’est pas arrêtée à Johnny Clegg !
    Joli billet, j’aime beaucoup l’idée du « dîner de cons géant »… une idée à creuser 🙂

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