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Le Hérisson sous toutes ses formes

Le HerissonDifficile d’écrire ce billet après l’intense émotion qu’a suscité en moi la lecture de l’Elegance du Herisson de Muriel Barbery. Plus de 10 jours après avoir vu Le Hérisson au cinéma, je ne suis toujours pas sûre de ce que j’en pense.

L’histoire tourne autour de 2 personnages principaux : Renée la concierge, plus érudite que tous les habitants de l’immeuble mais qui ne veut pas que ça se sache, et Paloma la surdouée de 12 ans, qui préfère se tuer plutôt que de subir l’absurdité de la vie. Elles co-habitent dans un immeuble cossu du 7è arrondissement de Paris. La 4è de couverture du livre pose bien le contexte :

“Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bougeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’idée que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.”

A la base, j’avais peur de la prestation de Josiane Balasko, qui est pourtant excellente en Renée, la concierge à piques. Le japonais M. Ozu est aussi beau et élégant que je me l’étais représenté. L’acteur ne parle d’ailleurs pas un mot de français et a du apprendre son texte en phonétique !

avec M Ozu

La déception vient plutôt de la petite fille, qui m’avait semblé si grave dans le livre et qui paraît ici plutôt capricieuse et incontrôlable. De plus, pour donner à voir son cheminement intellectuel, le film lui fait réaliser une vidéo qui devrait servir d’oeuvre posthume. Je ne sais pas pourquoi, ou peut-être ai-je trop aimé le livre, mais cette astuce n’a pas du tout fonctionné sur moi et n’a fait que renforcer le côté agaçant du personnage, sans cesse collée à sa caméra.

Au final, j’ai trouvé que le film est aussi bien qu’on pouvait espérer, mais que L’élégance du hérisson n’était tout simplement pas un livre à adapter au cinéma. Il lui manque  l’humour et la légèreté du livre, mais aussi sa profondeur et ses passages philosophiques. Au final, on se retrouve avec plus avec une coquille vide qu’avec un hérisson, malgré de beaux efforts, notamment sur la bande son et les passages animés. Bref, en 3 mots, je dirais que c’est une jolie déception.

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Un commentaire sur “Le Hérisson sous toutes ses formes

  1. Pareil, en le refermant je me suis dit que ce n’était pas possible d’adapter ça au cinéma, c’est trop intime pour ça. Je refuse de voir le film, je suis contente de lire ton avis.

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