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Jeff Koonsée à Londres

Jeff Koons Popeye 2003 Oil on canvas 274.3 x 213.4 cm © 2008 Jeff Koons

Jeff Koons Popeye 2003 Oil on canvas 274.3 x 213.4 cm © 2008 Jeff Koons

La semaine dernière, j’ai passé le long week-end du 14 juillet à Londres, entre copines. Pour être tout à fait honnête, on a surtout passé notre temps à faire du shopping (parce qu’on a rien à se mettre, il fait froid et chaud, gris et il pleut, puis y’a du soleil, bref nos horloges vestimentaires sont complètement déréglées ;-)) et à faire la fête et boire des coups… J’étais tellement fatiguée samedi après-midi que je me suis royalement endormie pendant une heure au cinéma, lors du film pourtant le plus bruyant du monde à savoir Public Enemies, où le record de temps entre 2 coups de feu explosifs doit être de 3 min 47 …A vrai dire, je me serai endormie en plein pogo lors d’un concert d’AC/DC comme la dernière des narcoleptiques ;-).

Cela étant dit, alors que les malchanceux Anglais ou assimilés sont retournés travailler lundi 13, avec ma pote, nous nous sommes glissées jusqu’à la Serpentine Gallery qui expose Jeff Koons en plein coeur de Hyde Park. Ce qui nous a valu une ballade magnifique les pieds dans l’eau au milieu des canards et des cygnes. Et pour ceux qui seraient dubitatifs, la preuve par l’image :

Les canards de Hyde Park

les canards et les cygnes

Arrivées à la Gallery, l’expo est gratuite, bonne nouvelle. On nous demande gentiment de ne pas toucher les installations, très fragiles. Et effectivement, même si des plantons font le pied de grue devant les créations de Koons, il est assez tentant d’étendre la main pour vérifier si on peut sentir l’aluminium sous les simili-bouées…mais je ne voudrais pas être responsable de la destruction d’un Koons (est-ce que mon assurance civile serait suffisante pour couvrir les frais ??? Elle ne monte que jusqu’à 100 millions d’euros ;-)), alors je m’abstiens.

La Serpentine Gallery présente la série « Popeye », commencée en 2002. Pourquoi Popeye ? Au-delà du détournement assez pop-artesque des figures symboliques américaines (type Hulk ou MJ) qui est une des marques de fabrique de Koons, pour une raison métaphysique assénée comme une vérité générale, une maxime, que dis-je ? un principe de vie énoncé par l’artiste lui-même : « The spinach is the art ». Je vous laisse méditer là-dessus.

L’expo rassemble des oeuvres de Koons prêtées pour l’occasion, ainsi que des inédits. On y voit un travail intéressant sur l’identité, notamment grâce à ces bouées traversées par des chaises ou des barres de fer. Koons explique d’ailleurs, toujours dans l’excellent mais un-peu-lèche-cul Wallpaper : ‘Inflatables are a symbol of optimism. We are ourselves inflatables full of air. Every time we take a breath we show we are alive and when we exhale it is a symbol of death. Inflatables therefore are in a permanent state of optimism.’

Les toiles sont saisissantes de réalisme : j’aurais mis ma main à couper que c’étaient des collages de photos, et c’est à ce moment-là que j’ai cyniquement pensé : « Wow, il a REELLEMENT du talent, il ne fait pas que gonfler des bouées en plastoc ». MAJ : Wikipédia vient de briser mon élan d’admiration artistique, je viens de lire : « Il ne réalise aucune œuvre lui-même mais impulse des idées qu’il fait exécuter par ses collaborateurs professionnels. » Ah, c’est donc ça.

Jeff Koons Acrobat 2003–09 Polychromed aluminium, galvanised steel, wood and straw 228.9 x 148 x 64.8 cm Bill Bell Collection © 2009 Jeff Koons

Jeff Koons Acrobat 2003–09 Polychromed aluminium, galvanised steel, wood and straw 228.9 x 148 x 64.8 cm Bill Bell Collection © 2009 Jeff Koons

Il ressort surtout de l’expo une impression de pas avoir tout compris. Ainsi, la symbolique de la bouée homard qui pendouille du plafond est relativement ésotérique, même quand on se retrouve en tête-à-tête avec lui et qu’on le regarde au fond des yeux pour essayer de lui faire cracher ses tripes. Tout ce que j’ai vu, c’est une bouée de homard qui me regardait avec son regard de bouée de homard.

Une expérience intéressante, mais dont je suis ressortie un peu perplexe. Typiquement le genre d’expos qui m’auraient vraiment énervé s’il avait fallu payer cher ou attendre des heures comme au Château de Versailles. Mais là, à 4 dans la Serpentine Gallery un jour de semaine, c’était juste ce qu’il fallait.

Infos pratiques (pour ceux qui iraient à Londres) :

Jusqu’à 13 septembre 2009 à la Serpentine Gallery

Open daily, 10am – 6pm Admission free

Serpentine Gallery
Kensington Gardens
London W2 3XA
T 020 7402 6075
F 020 7402 4103
Recorded information 020 7298 1515
information@serpentinegallery.org

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2 commentaires sur “Jeff Koonsée à Londres

  1. Comme si j’y étais ! Opinion totalement partagée ! sauf pour AC/DC impossible de dormir… j’aime trop… 🙂
    Tana

  2. tu nous donneras tes plans shopping a londres alors??? ou c’est trop matériel pour les artificielles 😉

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