Archive de Tag pour ‘Musée Jacquemart-André’.
Avec Caro hier en fin d’après-midi, après une ruée de filles au Monop… pour se préparer activement à l’été à la recherche d’une panoplie ultra girly, nous avons aussi nourri nos yeux de la majesté égyptienne en allant voir Le Crépuscule des Pharaons. Chefs-d’œuvre des dernières dynasties égyptiennes, exposition présentée avec tout le raffinement requis au Musée Jacquemart-André, du 23 mars au 23 juillet 2012. Sont ainsi proposés au public plusieurs chefs-d’œuvre du dernier millénaire de l’histoire pharaonique (1069-30 avant notre ère). Durant les dix siècles précèdant la conquête romaine en 30 avant notre ère, l’Égypte fait face à une multitude d’invasions : le pays est successivement dirigé par des rois libyens (XXIIe dynastie), des « pharaons noirs » d’origine nubienne (XXVe dynastie) et des Perses (à partir de la XXVIIe dynastie), avant que les Grecs ne leur succèdent lors de la conquête d’Alexandre le Grand en 332 avant notre ère.

Tête verte de Berlin
Époque ptolémaïque (332-30 avant notre ère) et probablement Ier siècle avant notre ère. Origine inconnue Grauwacke, H. 23 cm Berlin, Staatliche Museen zu Berlin, Ägyptisches Museum und Papyrussammlung, donation : James Simon. Inv. 12500
© SMB Ägyptisches Museum und Papyrussammlung, Foto : Sandra Steiß

Gustave Caillebotte, Pêche à la ligne, 1878 Huile sur toile, 157 x 113 cm, Collection privée © Courtesy Comité Caillebotte, Paris
Je sors à peine de ce ravissement.. Et là dans un des jardins de mon cher 18ème, allongée dans l’herbe, avec Supertramp “Breakfast in America” à fond entre les oreilles, je vous écris car j’ai une profonde envie de vous parler de Caillebotte ! (Si.. Si.. on peut aimer ET associer Caillebotte ET Supertramp!!!). L’IPhone a décidément été fait pour moi !!!!

Gustave Caillebotte, Un Balcon, 1880 Huile sur toile, 69 x 62 cm, Collection privée © Courtesy Comité Caillebotte, Paris
Du 25 mars au 11 juillet 2011, le Musée Jacquemart-André présente Dans l’intimité des frères Caillebotte, peintre et photographe. À la croisée de la peinture impressionniste et de la photographie, cette exposition évoque l’univers artistique et intime des frères Caillebotte.
Aujourd’hui, je suis allée au musée Jacquemart-André. J’adore ces musées privés si dynamiques qui se creusent la tête pour apporter du nouveau à leur public !
Cette fois c’est le XVIIème siècle qui se trouve à l’honneur : c’est Rubens, chef de file du mouvement baroque flamand dont on parle dans cette exposition.. confronté au classicisme de notre Poussin national.
Il faut savoir qu’à l’époque tous les artistes voyageaient déjà énormément : les peintres flamands venaient en France, les artistes français partaient s’installer, temporairement ou même définitivement, en Italie. Les influences se mêlaient, appuyées par la diffusion de la gravure.. voire même s’affrontaient !
Sous le règne d’Henri IV, puis sous la régence de Marie de Médicis, les artistes flamands, Pierre-Paul Rubens en tête, obtiennent une grande partie des commandes royales : Philippe de Champaigne dans le domaine du portrait ou Frans Snyders dans celui de l’art animalier.
Les artistes français influencés adoptent de nombreux sujets et modèles flamands : natures mortes, scènes de genre comme celles des frères Le Nain et iconographies mythologiques.
Le musée Jacquemart-André est un musée sans en être un, comme je l’avais expliqué dans mon billet sur l’exposition Bruegel, Memling, Van Eyck… La collection Brukenthal (http://artyficielles.wordpress.com/2009/09/13/bruegel-memling-van-eyck-la-collection-brukenthal-au-musee-jacquemart-andre/)
Edifié à la fin du XIXe siècle, dans le nouveau Paris d’Haussmann par Edouard André et son épouse Nélie Jacquemart, couple de grands collectionneurs, cet hôtel particulier permet de découvrir en l’état les espaces habités, reflets de l’univers des riches élégants et élégantes du XIXe siècle.
Une fois traversé les salons et gravi les marches de l’escalier – auréolé d’une sublime fresque de Giambattista Tiepolo s’il vous plaît !! – vous accédez au premier étage où sont présentées les expositions temporaires. Belle découverte que celle qui vient d’être ouverte au public : Du Greco à Dalí. Les grands maîtres espagnols. La collection Pérez Simón.







