Archive de Tag pour ‘Centre Pompidou’.
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Ah la la !! Cela fait vraiement trop longtemps que je ne me suis pas manifestée.. la tête prise par mille choses.
Mais bon.. là je viens de sortir du Centre Pompidou, initialement pour aller voir la rétrospective Edvard Munch. En fait, j’ai pu aussi y découvrir la sublime exposition “Danser sa vie”
Edvard Munch (1863-1944) souvent plus considéré comme un artiste du XIXème siècle était en fait résolument « moderne », c’est la thèse que défend l’exposition que lui consacre le Centre Pompidou, à travers près de cent quarante œuvres, dont une soixantaine de peintures, cinquante photographies en tirages d’époque, une trentaine d’œuvres sur papier, des films et l’une des rares sculptures de l’artiste. Son expérience de la photographie, du cinéma, ses lectures de la presse illustrée ou encore ses travaux pour le théâtre ont en effet profondément inspiré un ensemble d’œuvres à voir évidemment.. mais plus d’un point de vue historico/culturel que d’un point de vue sensoriel..
Pureté et destruction, intériorité et expressivité, couleurs des organes et noirceur des ténèbres, une artiste pour ma part méconnue.. l’immersion inattendue dans un univers anatomique : méandres cérébraux en alternance avec des anatomies fœtales..
Ma préférée : une installation lumineuse avec des guirlandes se reflétant dans les ténèbres nocturnes à l’infini, grâce à la juxtaposition de miroirs réfléchissants laissant à chacun l’illusion d’un flottement des corps dans une nuit étoilée de mille couleurs.. ou un espace abyssal où chacun s’enfonce avec douceur et lenteur.. (ci-dessus).
Du dégoût à la pureté, tout ressenti est exacerbé : l’attractif et le répulsif organiques dans la même pièce alternent avec la même régularité.. exprimant et retraçant les méandres de la lucide folie de l’artiste !
Le Centre Pompidou présente la première rétrospective française consacrée à l’artiste japonaise Yayoi Kusama : à travers un parcours chronologique composé de 150 œuvres, réalisées entre 1949 et 2001, l’exposition suit les grands moments de la vie de l’artiste et illustre le caractère protéiforme (peintures, sculptures, environnements, performances) d’une œuvre que Kusama qualifie elle-même d’« obsessionnelle ». La naissance de sa création aurait apparemment eu lieu chez ses parents, lors d’un déjeuner.. A table, des pois lui seraient apparus.. liant et imprégnant la pièce de couleurs multiples, semblables à des Smarties..
De peintures en sculptures, d’environnements aux collages, de happenings en films ou bien en installations son domaine n’a que peu de limites né lors de son passage à New York à partir de 1959. A son retour au Japon depuis 1973, l’artiste vit (elle l’a apparemment choisi !) entre son atelier et un hôpital psychiatrique où elle entreprend un travail d’écriture !
Fascinante et surprenante !
Jusqu’au 9 janvier 2012
Centre Pompidou-Musée national d’Art moderne
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
Tel : +33 (0)1 44 78 12 33

Pierre & Gilles Hanuman, 2010. Collection des artistes © Courtesy Galerie Jérôme de Noirmont, Paris © Adagp, Paris 2011.
Etonnante cette expo qui apporte un éclairage sur la société contemporaine indienne à travers les regards des artistes contemporains.. Tragique et féérique, Pure et choquante, drôle et triste.. elle traduit tout à la fois, à ce même niveau qui vous empêche de ressentir une émotion plus fortement qu’une autre.. chaque œuvre se suffit et raconte individuellement son histoire. Une cinquantaine d’histoires en somme ! Un “melting pot” de ressentis qui laissent perplexe mais donnent une profonde envie de parcourir ce pays où cohabitent tradition et modernité, hindous et musulmans parmi d’autres confessions. La seule chose qui m’ait profondément ennuyée, voire même agacée, a été de retrouver les sempiternels artistes français proches du réseaux d’institutions publiques (;-( ) toujours les mêmes !!!! Fort heureusement, la découverte d’artistes indiens contemporains élève le débat ! Toute la partie historique décrite avec force détails permet de se remettre (malheureusement) dans le bain des violences liées aux mutations les plus profondes.. La réussite de cette exposition réside dans la richesse de ses approches : politique, identitaire, sociale, religion, foyer, artisanat, urbanisme et environnement..
Où en est l’Inde aujourd’hui ? C’est la question que pose “Paris-Delhi-Bombay” à travers les propositions de près de 50 artistes, indiens et français, dont plus des deux tiers ont réalisé une production spécifique pour ce projet.
Deux dialogues qui se complètent : un dialogue “Inde & France”, soutenu par un mécène indien Infosys et un dialogue “Art & Société”, jusqu’au 19 septembre.

Les nocturnes dans les musées, c’est génial ! Vous sortez d’une journée plus que stressante, vous en avez marre.. Ça tout le monde connaît.. Du coup, foncer immédiatement au Centre Pompidou un jeudi soir, jour de nocturne, pour découvrir à la fois un monde imaginaire avec l’expo “Dreamland” puis enchaîner par le réalisme acharné du peintre “Lucian Freud” (petit-fils de Sigmund Freud) .. je peux vous dire ça décape.. bien !!!








