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Curieuse et inattendue exposition que celle présentée en ce moment à l’Espace Culturel Louis Vuitton.
Au sein de cet espace à la vue imprenable, j’ai découvert une exposition collective d’artistes appartenant à des générations différentes et exprimant leur réalité autobiographique, sorte de vision de leur univers et pour certains expression de leur rapport à l’autre.
Un peu dérangeante, peut-être même quelque peu voyeuse, cette ensemble m’a laissée songeuse.. En effet, cette expression de l’intimité de chaque artiste à travers différents médiums : aquarelle, dessin, vidéo, sculpture, etc.., perturbe, gêne mais intrigue tout autant.
Voilà ce que dit le site web de la Gaîté lyrique de sa nouvelle expo : “De 8 semaines pour appréhender le futur. Dans 50 ans, la Gaîté lyrique fêtera son bicentenaire. À cette occasion, le lieu vous convie à imaginer le futur aux côtés d’artistes, de bricoleurs, de penseurs et de créateurs au sein d’une capsule spatio-temporelle. Un véritable plongeon dans l’avenir à travers un voyage temporel de 2 mois dans tous les espaces de la Gaîté lyrique.”
Je suis allée au vernissage mardi 31 janvier.. je n’ai vraiment pas été transcendée. Pourtant le titre était vraiment accrocheur :
2062, aller-retour vers le futur
Chacun de nous a l’envie de savoir quel pourrait être son devenir, sa vie, dans une cinquantaine d’années. Cela pourrait exciter nos sens et nourrir notre imaginaire…
Mais cela manque réellement non seulement d’imagination mais encore d’optimisme. C’est au mieux rigolo.. au pire présomptueux.
Tant qu’à faire allez-y avec des enfants : eux ils rigoleront !
Les artistes de l’exposition 2062 :
Pleix
Nodesign
Anne Frémy
David Guez
Damien Chivialle
François Olislaeger
Catherine Contour
Usbek & Rica
RYBN
heeWon LEE
FREAKS freearchitects
Collectif kom.post
Orbe
Jusqu’au dimanche 25 mars à la Gaîté lyrique
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Ah la la !! Cela fait vraiement trop longtemps que je ne me suis pas manifestée.. la tête prise par mille choses.
Mais bon.. là je viens de sortir du Centre Pompidou, initialement pour aller voir la rétrospective Edvard Munch. En fait, j’ai pu aussi y découvrir la sublime exposition “Danser sa vie”
Edvard Munch (1863-1944) souvent plus considéré comme un artiste du XIXème siècle était en fait résolument « moderne », c’est la thèse que défend l’exposition que lui consacre le Centre Pompidou, à travers près de cent quarante œuvres, dont une soixantaine de peintures, cinquante photographies en tirages d’époque, une trentaine d’œuvres sur papier, des films et l’une des rares sculptures de l’artiste. Son expérience de la photographie, du cinéma, ses lectures de la presse illustrée ou encore ses travaux pour le théâtre ont en effet profondément inspiré un ensemble d’œuvres à voir évidemment.. mais plus d’un point de vue historico/culturel que d’un point de vue sensoriel..
Dis donc j’ai cavalé cette semaine !!! 3 Foires d’Art contemporain.. ce n’est pas rien !!!
Mercredi Slick, ma “cops” Flo me dit “Tu viens au vernissage VIP ?”
“OK”, lui dis-je “mais je suis 3″
En effet, j’ai embarqué comme souvent avec moi mon autre “cops” ML et son frère de passage à Paris.
Le stand Canson (Fonds Canson pour l’Art et le Papier) qui présentait des aquarelles de Ronald Cornelissen, lauréat du Prix Canson 2011, a retenu toute mon attention. Cet artiste dessine à l’aquarelle. Inspiré de la BD, son travail, en apparence doux et caressant dans son traitement, aborde des sujets crus d’actualité (DSK..) ou le côté charnel de la vie.. une vision à double détente !
Dimanche.. le meilleur .. la FIAC avec ma fidèle comparse de foire : Elisa !!!
Cette année une édition 2011 super “quali”. Une moindre impression de volume mais la qualité des œuvres m’a vraiment impressionnée cette année (bien plus que les années précédentes d’ailleurs !).
On démarre avec du “câlin poilu”, œuvre inconnue au stand de la galerie Gabrielle Maubrie ! Impossible d’aller voir le nom de l’artiste, la galerie (assez bêtement je dois dire) en avait bloqué l’accès ! Nous avons quand-même hurlé de rire devant ce “Yeti” d’un genre très contemporain !!
Nous continuons ensuite par une œuvre de Dirk Skreber : fascinantes rayures laissant deviner la pureté d’un visage..
Puis .. un de mes artistes préférés, tout en élégance et en rondeurs, une sculpture de Tony Cragg que l’on a envie d’explorer avec sensualité par un toucher.. et une caresse des yeux..
J’adore ce principe du passage de l’Etonnement au Ludique en passant par l’Humour.. avec la Vision d’un Cerveau de Jan Fabre à la Galerie Daniel Templon..
J’adore !!! Même si je ne le mettrais pas chez moi, comme dit Elisa !!!
Toujours chez Templon, Gérard Garouste me fait toujours autant d’effet..
La Bulgarie est à l’honneur avec la magnifique Oda Jaune..
Angoisse et attraction de l’abîme.. avec Iván Navarro..
.. et oui.. encore un abîme avec Anish Kapoor.. que ML aurait adoré ! Comment se perdre dans le Tout et le Rien.. ?

Anish Kapoor (b. 1954), Untitled 2011, Fibreglass oval wall void painted Purple/violet mix, Kukje Gallery Seoul/Tina Kim Gallery New York ©FIAC 2011
De beaux corps de mâles nus à la Galerie Natalie Seroussi..

John Baldessari, Inflatable Women/Divers/Baby, 1988, photographies en noir et blanc, huile et vinyl, Galerie Natalie Seroussi ©FIAC 2011
Et.. la chute.. avec un magnifique Steve Mc Queen : La vraie grande évasion !

Matias Faldbakken, Leaning III, 2008, Lightjet print on fujy Cristal Archive Paper/Mounted on Vicopor Boards ©FIAC 2011
.. la verrière incontournable et.. toujours sublime..
.. Nous filons ensuite avec Elisa à Art Elysées : tous les ans c’est pareil ! On se marre car vraiment.. certaines œuvres valent le détour !!

Pierre-Marie Lejeune, Water Bug, 2011, laiton patiné et chromé, pompe électrique, fontaine ©Art Elysées 2011
Comment vous trouvez mon jean argenté pour l’hiver ?????
Je l’adore
)
Bon.. cela n’empêche pas d’être totalement saisie par la beauté du trait.. celui d’un splendide équidé, d’un certain Miguel Macaya, m’ayant laissée sans voix !
.. Tout comme les visages burinés (de touaregs ?) d’Antoine Schneck, présentés par la Galerie Berthet-Aittouarès..
En bref, j’ai mal aux yeux, de surcroît aveuglés par ce magnifique soleil d’automne…
Pureté et destruction, intériorité et expressivité, couleurs des organes et noirceur des ténèbres, une artiste pour ma part méconnue.. l’immersion inattendue dans un univers anatomique : méandres cérébraux en alternance avec des anatomies fœtales..
Ma préférée : une installation lumineuse avec des guirlandes se reflétant dans les ténèbres nocturnes à l’infini, grâce à la juxtaposition de miroirs réfléchissants laissant à chacun l’illusion d’un flottement des corps dans une nuit étoilée de mille couleurs.. ou un espace abyssal où chacun s’enfonce avec douceur et lenteur.. (ci-dessus).
Du dégoût à la pureté, tout ressenti est exacerbé : l’attractif et le répulsif organiques dans la même pièce alternent avec la même régularité.. exprimant et retraçant les méandres de la lucide folie de l’artiste !
Le Centre Pompidou présente la première rétrospective française consacrée à l’artiste japonaise Yayoi Kusama : à travers un parcours chronologique composé de 150 œuvres, réalisées entre 1949 et 2001, l’exposition suit les grands moments de la vie de l’artiste et illustre le caractère protéiforme (peintures, sculptures, environnements, performances) d’une œuvre que Kusama qualifie elle-même d’« obsessionnelle ». La naissance de sa création aurait apparemment eu lieu chez ses parents, lors d’un déjeuner.. A table, des pois lui seraient apparus.. liant et imprégnant la pièce de couleurs multiples, semblables à des Smarties..
De peintures en sculptures, d’environnements aux collages, de happenings en films ou bien en installations son domaine n’a que peu de limites né lors de son passage à New York à partir de 1959. A son retour au Japon depuis 1973, l’artiste vit (elle l’a apparemment choisi !) entre son atelier et un hôpital psychiatrique où elle entreprend un travail d’écriture !
Fascinante et surprenante !
Jusqu’au 9 janvier 2012
Centre Pompidou-Musée national d’Art moderne
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
Tel : +33 (0)1 44 78 12 33
Très astucieux l’association d’une console de jeu vidéo avec la photo. Libérée par les nouvelles technologies (Smartphones et autres Iphone..), la photo prend une autre ampleur. Et voilà que les grands de la photo, comme MARTIN PARR s’en mêlent tout comme certains photographes de guerre : THOMAS DWORZAK
EXPOSITION MARTIN PARR – THOMAS DWORZAK – GUEORGUI PINKHASSOV

Pierre & Gilles Hanuman, 2010. Collection des artistes © Courtesy Galerie Jérôme de Noirmont, Paris © Adagp, Paris 2011.
Etonnante cette expo qui apporte un éclairage sur la société contemporaine indienne à travers les regards des artistes contemporains.. Tragique et féérique, Pure et choquante, drôle et triste.. elle traduit tout à la fois, à ce même niveau qui vous empêche de ressentir une émotion plus fortement qu’une autre.. chaque œuvre se suffit et raconte individuellement son histoire. Une cinquantaine d’histoires en somme ! Un “melting pot” de ressentis qui laissent perplexe mais donnent une profonde envie de parcourir ce pays où cohabitent tradition et modernité, hindous et musulmans parmi d’autres confessions. La seule chose qui m’ait profondément ennuyée, voire même agacée, a été de retrouver les sempiternels artistes français proches du réseaux d’institutions publiques (;-( ) toujours les mêmes !!!! Fort heureusement, la découverte d’artistes indiens contemporains élève le débat ! Toute la partie historique décrite avec force détails permet de se remettre (malheureusement) dans le bain des violences liées aux mutations les plus profondes.. La réussite de cette exposition réside dans la richesse de ses approches : politique, identitaire, sociale, religion, foyer, artisanat, urbanisme et environnement..
Où en est l’Inde aujourd’hui ? C’est la question que pose “Paris-Delhi-Bombay” à travers les propositions de près de 50 artistes, indiens et français, dont plus des deux tiers ont réalisé une production spécifique pour ce projet.
Deux dialogues qui se complètent : un dialogue “Inde & France”, soutenu par un mécène indien Infosys et un dialogue “Art & Société”, jusqu’au 19 septembre.
Une soirée boulot à la Gaîté lyrique et donc une occasion d’y découvrir la nouvelle exposition.. celle de Matt Pyke & Friends : “Super computer romantics” (21 avril – 27 mai ).
Considéré comme l’un des designers les plus innovants de sa génération, l’anglais a contribué à la vulgarisation du motion design dans le monde. Après une première reconnaissance artistique en 2009 avec l’installation Forever au Victoria & Albert Museum de Londres, une première exposition monographique propose onze œuvres et installations originales pour la Gaîté lyrique.
Hier c’était le vernissage de la Foire d’art contemporain Art Paris au Grand Palais !
PASS VIP et Invit Vernissage en poche, nous voilà parties à 4 (filles) genre “Sex & The City” — en goguette — mais version Art ! “Les Girls” en vadrouille : attention les yeux !!!
































