Archive de Catégorie pour ‘Urbanisme’.
Curieuse et inattendue exposition que celle présentée en ce moment à l’Espace Culturel Louis Vuitton.
Au sein de cet espace à la vue imprenable, j’ai découvert une exposition collective d’artistes appartenant à des générations différentes et exprimant leur réalité autobiographique, sorte de vision de leur univers et pour certains expression de leur rapport à l’autre.
Un peu dérangeante, peut-être même quelque peu voyeuse, cette ensemble m’a laissée songeuse.. En effet, cette expression de l’intimité de chaque artiste à travers différents médiums : aquarelle, dessin, vidéo, sculpture, etc.., perturbe, gêne mais intrigue tout autant.
Voilà ce que dit le site web de la Gaîté lyrique de sa nouvelle expo : “De 8 semaines pour appréhender le futur. Dans 50 ans, la Gaîté lyrique fêtera son bicentenaire. À cette occasion, le lieu vous convie à imaginer le futur aux côtés d’artistes, de bricoleurs, de penseurs et de créateurs au sein d’une capsule spatio-temporelle. Un véritable plongeon dans l’avenir à travers un voyage temporel de 2 mois dans tous les espaces de la Gaîté lyrique.”
Je suis allée au vernissage mardi 31 janvier.. je n’ai vraiment pas été transcendée. Pourtant le titre était vraiment accrocheur :
2062, aller-retour vers le futur
Chacun de nous a l’envie de savoir quel pourrait être son devenir, sa vie, dans une cinquantaine d’années. Cela pourrait exciter nos sens et nourrir notre imaginaire…
Mais cela manque réellement non seulement d’imagination mais encore d’optimisme. C’est au mieux rigolo.. au pire présomptueux.
Tant qu’à faire allez-y avec des enfants : eux ils rigoleront !
Les artistes de l’exposition 2062 :
Pleix
Nodesign
Anne Frémy
David Guez
Damien Chivialle
François Olislaeger
Catherine Contour
Usbek & Rica
RYBN
heeWon LEE
FREAKS freearchitects
Collectif kom.post
Orbe
Jusqu’au dimanche 25 mars à la Gaîté lyrique

Pierre & Gilles Hanuman, 2010. Collection des artistes © Courtesy Galerie Jérôme de Noirmont, Paris © Adagp, Paris 2011.
Etonnante cette expo qui apporte un éclairage sur la société contemporaine indienne à travers les regards des artistes contemporains.. Tragique et féérique, Pure et choquante, drôle et triste.. elle traduit tout à la fois, à ce même niveau qui vous empêche de ressentir une émotion plus fortement qu’une autre.. chaque œuvre se suffit et raconte individuellement son histoire. Une cinquantaine d’histoires en somme ! Un “melting pot” de ressentis qui laissent perplexe mais donnent une profonde envie de parcourir ce pays où cohabitent tradition et modernité, hindous et musulmans parmi d’autres confessions. La seule chose qui m’ait profondément ennuyée, voire même agacée, a été de retrouver les sempiternels artistes français proches du réseaux d’institutions publiques (;-( ) toujours les mêmes !!!! Fort heureusement, la découverte d’artistes indiens contemporains élève le débat ! Toute la partie historique décrite avec force détails permet de se remettre (malheureusement) dans le bain des violences liées aux mutations les plus profondes.. La réussite de cette exposition réside dans la richesse de ses approches : politique, identitaire, sociale, religion, foyer, artisanat, urbanisme et environnement..
Où en est l’Inde aujourd’hui ? C’est la question que pose “Paris-Delhi-Bombay” à travers les propositions de près de 50 artistes, indiens et français, dont plus des deux tiers ont réalisé une production spécifique pour ce projet.
Deux dialogues qui se complètent : un dialogue “Inde & France”, soutenu par un mécène indien Infosys et un dialogue “Art & Société”, jusqu’au 19 septembre.

Journée de l’Environnement et sortie du film Home de Yann Arthus-Bertrand obligent, je culpabilise de ne pas faire plus attention à la planète. Et pourtant, je n’ai pas le permis, je prends les transports en commun, je recycle mes piles, je bois de l’eau du robinet et ne change mes bouteilles que quand elles sentent le plastique…
Mais voilà, y’a des lacs qui s’assèchent en Afrique, les ours polaires qui disparaissent, la banquise qui fond, et la corne des rhinos qui s’érode. Je n’ai aucunement l’intention de faire du mal à la planète en achetant mes Jimmy Choo, mais rappelez-moi quand il y aura d’aussi belles chaussures en matériaux bios.
Alors, j’aimerais arrêter de culpabiliser pour la pollution des voitures que je ne conduis pas et rêver à une nouvelle poétique de la ville. C’est ce que propose ce film, « Infinity », réalisé par le studio japonais Wow (fallait le trouver, ce nom là
) pour Citizen.
Cette vidéo m’inspire 2 choses, qui n’ont rien à voir, je vous l’accorde :
- Il y a une certaine beauté de l’urbanisme, qui pose la question du modèle de la ville de demain : comment concilier ultramodernité et environnement ? Le 104 par exemple propose aux habitants du 19ème arrondissement de Paris de faire pousser des plantes pour réintroduire du végétal dans le tissu urbain (et social !). On parle bien de « jungle urbaine », cette expression peut-elle trouver une sorte de réalisation littérale?
- Décidément, entre ce film et celui d’hier, je me rends compte que ce genre d’initiatives de marques marche à fond avec moi ! Alors que je suis de plus en plus réfractaire à la pub, là je trouve que ça marche vraiment bien.
Pour la peine, la bande annonce de Home (avec la sempiternelle île en forme de coeur pour bien montrer que la planète, c’est beau, et la pollution, c’est mal). J’ajouterais à ça que je suis contre la guerre et pour la paix dans le monde.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
























