Archive de Catégorie pour ‘Pour briller en ville’.

Artemisia Gentileschi Judith et Holopherne, c. 1612 Huile sur toile 159 x 126 cm Naples, Museo Nazionale di Capodimonte © Fototeca Soprintendenza per il#PSAE e per il Polo museale della città di Napoli
Quand j’ai su que la prochaine exposition du Musée Maillol portait sur l’œuvre d’Artemisia Gentileschi, j’étais en transe !
A l’Ecole du Louvre, déjà elle m’avait fascinée !

Artemisia Gentileschi, Danaë, 1612, huile sur cuivre, 41,3 x 52,7 cm, Saint Louis, The Saint Louis Art Museum©Saint Louis, The Saint Louis Art Museum
Femme et peintre renommée (cf.Wikipedia : Artemisia Gentileschi), elle a su hériter du talent de son père — suiveur émérite d’un des peintres qui me touchent le plus : Caravage — mais a pu ensuite se soustraire de son influence afin de tracer sa propre voie.
Eh oui trois ans .. cela se fête.. toujours autant de plaisir à partager avec vous nos passions..
Pour ma part, en ce moment, je suis droguée de voyages avec une telle envie de découvrir et me nourrir de tant de lieux !
Ma dernière lubie “Last Minute”, financée en partie par les dons de mon dernier anniversaire (un grand merci en passant à tous ceux qui ont mis la main à la cagnotte !!
) : le Proche et Moyen-Orient — la découverte en une semaine de merveilles de trois pays limitrophes : L’Egypte et son Sinaï, la Jordanie avec l’une des 7 merveilles du monde : Pétra et Israël avec Jérusalem !
Incroyable : j’ai parcouru plus de 2000 kms en 3 jours ; le reste de la semaine ayant été réservé au “Farniente”.
Un démarrage sur les chapeaux de roues : assez de voir notre capitale parisienne, envie de changer d’air, une amie qui vous propose de se joindre à elle car elle vient de poser des vacances et puis, suite à un impondérable de l’amie en question, vous décidez de partir seule à la rencontre de nouveaux univers, de nouvelles cultures et nouveaux individus.
Ô combien ce voyage fut magnifique !!
Quelle nourriture à la fois visuelle, terrestre et intellectuelle : depuis la nuit des temps, le Proche et le Moyen-Orient, théâtres de cultures diverses, de combats et de confessions multiples, voient cohabiter les trois religions monothéistes avec violence, passions et convictions à la fois individuelles et politiques.
Partout où mes pas m’ont menée, j’ai eu la chance de croiser des gens d’une extrême gentillesse et d’une attention débordante prêts à vous faire découvrir et surtout vous faire partager leur culture et leur confession. Les “guides” m’ont tout particulièrement “bluffée” non seulement par leur érudition (du niveau Doctorat d’Histoire, Histoire des Religions ou bien Egyptologie, etc.) mais aussi par leur maîtrise parfaite d’un français plus qu’élégant et châtié alors que certains n’avaient même jamais mis les pieds en France. Ce qui méritait grandement d’être souligné.
Diversité et Plaisir, disais-je, m’ont donc accompagnée tout au long de ce voyage en trois étapes.
Pour expliquer la démarche, il importe d’expliquer quel était le “deal de départ” : trouver — en une semaine — une destination, ensoleillée en bord de mer pour le repos, pas trop lointaine (pour éviter heures de vol et décalage horaire qui vous terrassent un homme !), plutôt “low cost” au niveau rapport qualité/prix.., et bien sûr.. culturelle à fond car que seraient les nourritures terrestres sans les nourritures spirituelles qui y sont attachées !!!
Mon choix s’est ainsi arrêté sur l’Egypte mais côté Mer Rouge et Sinaï avec Taba vers le Nord du Golfe d’Aqaba, récente station balnéaire comme point de chute, mais avec la possibilité de rayonner tout autour de la Mer Rouge, bordée non seulement par l’Egypte, mais aussi par Israël, la Jordanie et l’Arabie Saoudite (cf. carte ci-dessous).
1/Un point d’ancrage en Egypte tout d’abord : Taba un site magnifique en Mer rouge au pied des montagnes du désert, puis la traversée du désert du Sinaï pour découvrir le Monastère Sainte-Catherine. Occupé par des moines grecs orthodoxes pratiquement sans interruption depuis sa fondation par Justinien en 527, au pied du mont Moïse, il succédait à une chapelle construite en 337 par sainte Hélène, à l’endroit, où selon la tradition, le prophète aurait vu le buisson ardent. Le monastère prit son nom actuel au IX ou au Xème siècle après que des moines eurent affirmé qu’ils avaient retrouvé la dépouille de sainte Catherine sur la montagne voisine.
2/Le 3ème jour, incursion à Pétra en Jordanie !
Après un jour de repos et une traversée “houleuse” de la Mer Rouge en bateau (on a tous été malades car c’était une version de l’Arche de Noé en pleine tempête le tout après un réveil à 2 heures du matin !!!!) et longeant le désert du Wadi Rum, j’ai bien mérité de me plonger à corps perdu dans le canyon du magnifique site de Pétra, sol que je rêvais de fouler depuis de nombreuses années !
Pour l’historique.. se référer au billet de Chacha en 2010 : Pétra la Sublime : une découverte
3/ 5ème jour : Israël, la Mer Morte et.. la dernière merveille (que j’avais déjà parcourue il y a 10 ans d’ailleurs) la somptueuse Jérusalem : “Voir Jérusalem et Mourir !” comme dit le proverbe !!!
Après une baignade (peut-être même un flottement puisque la densité de sel empêche de s’y enfoncer !), en route vers la belle Jérusalem, théâtre ancestral de maints conflits depuis la nuit des temps, peut-être à mes yeux l’une des plus belles villes parcourues. Une impression de sérénité et une enveloppe invisible sacrée accompagnent chacun de vos pas au sein de cette majestueuse cité. Plus de trois fois millénaire, la vieille ville de Jérusalem conserve une organisation urbaine héritée de l’époque byzantine. Elevée par les Ottomans, son enceinte fortifiée date du XVIème siècle. Quatre quartiers se partagent le cœur de la ville, investis par des populations principalement à dominante musulmane, juive, chrétienne et arménienne (les arméniens étant bien entendu aussi des chrétiens mais ayant l’immense privilège d’avoir leur propre quartier hors du quartier chrétien). A l’Est et au Sud de la vieille ville, se dressent le mont des Oliviers et le mont Sion, que les chrétiens associent aux derniers actes de la vie du Christ. Au Nord et à l’Ouest, s’étend la Jérusalem moderne où ont été érigés principalement des édifices datant du XIXème siècle.
Après un long arrêt à la Basilique du Saint-Sépulcre, j’ai effectué un passage obligé au Mur occidental (pour se recueillir et faire un vœu en mettant un petit papier dans les interstices de la muraille), avant une échappée belle par la Citadelle.
Un magnifique périple… où la beauté des paysages et des richesses patrimoniales et culturelles a été sublimée par l’élégance et le charme de l’accueil des habitants de chacune de ces orientales contrées..
Incontournable..
Dis donc j’ai cavalé cette semaine !!! 3 Foires d’Art contemporain.. ce n’est pas rien !!!
Mercredi Slick, ma “cops” Flo me dit “Tu viens au vernissage VIP ?”
“OK”, lui dis-je “mais je suis 3″
En effet, j’ai embarqué comme souvent avec moi mon autre “cops” ML et son frère de passage à Paris.
Le stand Canson (Fonds Canson pour l’Art et le Papier) qui présentait des aquarelles de Ronald Cornelissen, lauréat du Prix Canson 2011, a retenu toute mon attention. Cet artiste dessine à l’aquarelle. Inspiré de la BD, son travail, en apparence doux et caressant dans son traitement, aborde des sujets crus d’actualité (DSK..) ou le côté charnel de la vie.. une vision à double détente !
Dimanche.. le meilleur .. la FIAC avec ma fidèle comparse de foire : Elisa !!!
Cette année une édition 2011 super “quali”. Une moindre impression de volume mais la qualité des œuvres m’a vraiment impressionnée cette année (bien plus que les années précédentes d’ailleurs !).
On démarre avec du “câlin poilu”, œuvre inconnue au stand de la galerie Gabrielle Maubrie ! Impossible d’aller voir le nom de l’artiste, la galerie (assez bêtement je dois dire) en avait bloqué l’accès ! Nous avons quand-même hurlé de rire devant ce “Yeti” d’un genre très contemporain !!
Nous continuons ensuite par une œuvre de Dirk Skreber : fascinantes rayures laissant deviner la pureté d’un visage..
Puis .. un de mes artistes préférés, tout en élégance et en rondeurs, une sculpture de Tony Cragg que l’on a envie d’explorer avec sensualité par un toucher.. et une caresse des yeux..
J’adore ce principe du passage de l’Etonnement au Ludique en passant par l’Humour.. avec la Vision d’un Cerveau de Jan Fabre à la Galerie Daniel Templon..
J’adore !!! Même si je ne le mettrais pas chez moi, comme dit Elisa !!!
Toujours chez Templon, Gérard Garouste me fait toujours autant d’effet..
La Bulgarie est à l’honneur avec la magnifique Oda Jaune..
Angoisse et attraction de l’abîme.. avec Iván Navarro..
.. et oui.. encore un abîme avec Anish Kapoor.. que ML aurait adoré ! Comment se perdre dans le Tout et le Rien.. ?

Anish Kapoor (b. 1954), Untitled 2011, Fibreglass oval wall void painted Purple/violet mix, Kukje Gallery Seoul/Tina Kim Gallery New York ©FIAC 2011
De beaux corps de mâles nus à la Galerie Natalie Seroussi..

John Baldessari, Inflatable Women/Divers/Baby, 1988, photographies en noir et blanc, huile et vinyl, Galerie Natalie Seroussi ©FIAC 2011
Et.. la chute.. avec un magnifique Steve Mc Queen : La vraie grande évasion !

Matias Faldbakken, Leaning III, 2008, Lightjet print on fujy Cristal Archive Paper/Mounted on Vicopor Boards ©FIAC 2011
.. la verrière incontournable et.. toujours sublime..
.. Nous filons ensuite avec Elisa à Art Elysées : tous les ans c’est pareil ! On se marre car vraiment.. certaines œuvres valent le détour !!

Pierre-Marie Lejeune, Water Bug, 2011, laiton patiné et chromé, pompe électrique, fontaine ©Art Elysées 2011
Comment vous trouvez mon jean argenté pour l’hiver ?????
Je l’adore
)
Bon.. cela n’empêche pas d’être totalement saisie par la beauté du trait.. celui d’un splendide équidé, d’un certain Miguel Macaya, m’ayant laissée sans voix !
.. Tout comme les visages burinés (de touaregs ?) d’Antoine Schneck, présentés par la Galerie Berthet-Aittouarès..
En bref, j’ai mal aux yeux, de surcroît aveuglés par ce magnifique soleil d’automne…
Alexandre Lacroix, le rédacteur en chef de Philosophie Magazine (magazine auquel je suis abonnée depuis 2 ans et que je lis avec passion tous les mois) vient de publier un essai dénonçant la puissance de la télévision et des présentateurs télé dans le Téléviathan. Tout est parti de sa participation au débat post “Jeu de la Mort”, ce faux jeu TV diffusé récemment sur France 2 qui reproduisait une expérience scientifique des années 60. Des candidats étaient poussés à administrer des décharges électriques – à des doses potentiellement mortelles – à un autre candidat qui est en fait un acteur. Et malgré les cris émanant du caisson où se situe l’acteur, 80% des candidats sont allés jusqu’à une décharge mortelle. Lire la suite »
Il faut bien le dire, je ne suis jamais allée en Inde. C’est un pays que je découvre peu à peu au travers des romans avant de m’y rendre un jour, comme une sorte de préparation au voyage. Dans ce billet, je vais vous parler de l’Inde que j’ai pu lire à travers 4 romans. Cette sélection est totalement arbitraire et correspond simplement aux plus marquants que j’ai lu (ou presque
) : Le Dieu des Petits Riens d’Arundhati Roy, L’Équilibre du Monde de Rohinton Mistry, Le Tigre Blanc d’Aravind Adiga et enfin Les feux du Bengale d’Amitav Ghosh.

La Plage de Calais à marée basse, des poissardes récoltant des appâts (détail) Joseph Mallord William Turner (1830), huile sur toile, 73 x 107 cm, Bury Art Gallery, Museum & Archives, © Bury Art Gallery, Museum & Archives, Lancashire
Comment parler de Turner, considéré comme l’un des plus grands artistes du XIXème siècle ? Déjà présentée à Londres, cette exposition (environ 100 toiles) qui met en relation le travail de Turner et des maîtres qui l’ont inspiré ainsi que les réalisations de ses contemporains partira ensuite au musée du Prado à Madrid où elle restera tout l’été..
En la parcourant, je me disais “comment vais-je pouvoir l’aborder ?” : totalement perplexe !
Je le résumerais en 3 mots !
Le musée Jacquemart-André est un musée sans en être un, comme je l’avais expliqué dans mon billet sur l’exposition Bruegel, Memling, Van Eyck… La collection Brukenthal (http://artyficielles.wordpress.com/2009/09/13/bruegel-memling-van-eyck-la-collection-brukenthal-au-musee-jacquemart-andre/)
Edifié à la fin du XIXe siècle, dans le nouveau Paris d’Haussmann par Edouard André et son épouse Nélie Jacquemart, couple de grands collectionneurs, cet hôtel particulier permet de découvrir en l’état les espaces habités, reflets de l’univers des riches élégants et élégantes du XIXe siècle.
Une fois traversé les salons et gravi les marches de l’escalier – auréolé d’une sublime fresque de Giambattista Tiepolo s’il vous plaît !! – vous accédez au premier étage où sont présentées les expositions temporaires. Belle découverte que celle qui vient d’être ouverte au public : Du Greco à Dalí. Les grands maîtres espagnols. La collection Pérez Simón.
Gros parti pris à la Pinacothèque : alors qu’Edvard Munch est surtout connu pour un tableau, Le Cri, il y a toutes ses œuvres ou presque exposées à Paris…sauf celle-là ! D’où le fait que l’expo s’appelle “Anti-Cri”. Parti pris réussi pour la découverte d’un artiste original et anti-conformiste de la fin du XIXè – début du XXè.
































