Archive de Catégorie pour ‘Peinture’.

Jüdisches Museum Berlin

J’avais envie depuis longtemps d’arpenter Berlin, enclave dynamique et éclectique  - en quelque sorte la New York de l’Allemagne par sa créativité unique. Cinq jours (et nuits.. :-) ) pour alterner richesse culturelle diurne et “décalé/déjanté” nocturne et s’immerger dans cette cité aux mille visages, laquelle n’en finit apparemment pas !

Une façade “c..” … :-)

Jeudi 3 mai : accueillie par mon ami Fred et chouchoutée comme une princesse, j’ai passé cinq jours de rêve dans un magnifique appartement de plus de 100 m2, au 4ème étage d’un immeuble à l’architecture massive – dite “Stalinienne”- dont l’intérieur a été complètement redessiné par le goût exquis de ses occupants Fred et Eric : le genre  ”Design/Déco Idéat”), si vous voyez ce que je veux dire !

Vendredi 4 mai : un climat totalement estival pour littéralement plonger avec délice dans la ville ! Le Bonheur !

Chef d'œuvre graffiti dans un complexe en réhabilitation

Démarrage tout en douceur : flânerie dans le quartier “Arty” de  Kreuzberg, Kottbusser Tor avec graffitis sur les murs en briques rouges ou beiges, usines initialement désaffectées en cours de réhabilitation, petits brocanteurs pour chiner (Fred m’a offert des lunettes Aviator Vintage à tomber par terre !), déjeuner grillade turque devant le cuistot affairé à raviver ses braises (la daurade grillée était à vous couper le souffle !)

En route ensuite pour le quartier chic de Mitte après un passage obligé par le Jüdisches Museum Berlin, chef d’œuvre d’innovation de l’architecture de la fin du XXème siècle par Daniel Libeskind en mémoire de l’Holocauste, puis Checkpoint Charlie un des vestiges de contrôle de la Guerre Froide. Le quartier de Mitte un véritable mythe : places ombragées, dômes, immeubles des années 1930 et 1940 (tout ce que j’aime !). Ce mélange d’architectures entre passé chargé d’histoire et avenir futuriste offre à cette ville un charme éclectique décalé et fascinant.

Magnifiquement étendue, Berlin impressionne par sa superficie de près de 900 km2 (soit neuf fois Paris qui ne s’étend que sur 105 km² !) et enchante, même dans ses recoins les plus huppés traditionnels comme Museumsinsel, le quartier de “L’Île des Musées” ou l’avenue “Unter den Linden” (traduction “charming” : “Sous les Tilleuls”) où des espaces de lecture à l’air libre permettent aux promeneurs de faire une pause sur des sofas”.

Berliner Dom

Salle de lecture à l’air libre devant l’université :-)

Gravir le Berliner Dom, cathédrale kitschissime reconstruite entre 1894 et 1905, permet d’accéder (en sueur ! :-) ) à la vue panoramique imprenable de la cité.

Samedi 5 mai : balade au marché de Boxhagener Platz pour les pois de senteur et l’odeur du quartier.. avant de déambuler vers le quartier juif en passant par Alexander Platz.

Arrêt obligatoire au C/O Berlin, ancien Postfuhramt (annexe servant à l’origine d’écurie pour les chevaux de la Poste) reconvertie en espace d’expositions photos et événements culturels d’art contemporain. La visite de la rétrospective de portraits du photographe Arnold Newman, des clichés de Manuel Alvarez Bravo et Aaron Siskind ainsi que d’une série “Subway” sur le métro  par Bruce Davidson m’ont totalement subjuguée. La découverte du quartier en vogue des galeries d’art contemporain : Scheunenviertel (quartier des Granges) m’a enchantée avec l’ensemble de ses cours fleuries appelé Hackesche Höfe. Bars, boutiques de fringues à dévaliser, tout incite à la dépense ! :-)

Galerie

Les pieds en sang (:-) ), j’ai fini mon périple dans le dédale des ruelles du quartier de Saint-Nicolas avant de m’échouer, lamentablement je dois bien le dire, à Alexander Platz au pied de la tour de la TV berlinoise Fernsehturm de 365 m !!!

Tour de la TV berlinoise Fernsehturm de 365 m

Retour à l’appart pour une sortie “hype” dans une soirée “électro-berlinoise” déjantée appelée “Cocktail d’Amore” (On adore !) dans un immeuble désaffecté ! Look berlinois et “boots” à talons  !!!).

Couchée à l’aube.. Demain je dors !!!!

Archi “tradi” et expo photo dans une cour à l’air libre

Dimanche : levée à 16h00 (oui je sais j’ai un peu abusé… Mais le coucher à 7h30 du matin.. Suis plus habituée ! ;-) ))

Porte d’Ishtar (VIème siècle av. J.-C.)

Me fouettant un peu pour ne pas perdre – complètement – la journée,  j’ai filé au Pergamon Museum pour découvrir l’ensemble des antiques grecques mais aussi les pièces provenant du Proche-Orient et le musée (département) d’Art islamique dont la Porte d’Ishtar qui ouvrait Babylone. En sortant le long des rives de l’Île des Musées, j’ai pu profiter des Puces du dimanche avant d’enchaîner sur la soirée “2ème tour des Présidentielles du 6 mai” dans un bar français “Le Heroes” suivie d’un “goulash” plat typique dans une brasserie berlinoise et d’une balade au clair de lune à Kreuzberg sur les rives du Landwerk Kanal. Dans cette partie de la ville, il y a des bars à la déco totalement improbable qui m’ont littéralement emballée : par exemple le “Möbel Holfe” (le Garde-Meuble) à Kottbusser Tor a empilé en vitrine des paraboles TV et des fauteuils club d’où bien évidemment son appellation !!!…

Café “Möbel Holfe” (le Garde-Meuble) à Kottbusser Tor

… ou encore l’aquarium géant du Radisson Blu Hôtel avec son ascenseur qui investit l’aquarium !

L’aquarium géant du Radisson Blu Hôtel

Lundi 7 : décision prise d’aller au Park Sanssouci à Potsdam, l’équivalent de notre Château de Versailles. Évidemment, c’était le seul jour où la plupart des monuments étaient fermés !!! Heureusement, le Neue Palais, icône baroque du XVIIIème siècle construit par Frédéric le Grand ne l’était pas ainsi que les Neue Kamere (ou Nouvelles Chambres), ancienne orangerie transformée en palais rococo pour les invités. Au fait.. vu la superficie de parc, surtout pensez aux baskets ou bien louez des vélos : vous allez sculpter votre enveloppe ! :-) .

L’Orangerie dans le Park Sanssouci, Potsdam

Chinesisches Teehaus (Maison de Thé Chinoise)

5h plus tard… atterrissage dans un bar “d’expats” français appelé “Visite ma Tente” : vous savez quel est l’origine de l’appellation ? Je vous le donne en mille : pendant les campagnes napoléoniennes, les soldats recevaient les prostituées dans leurs tentes ;-) ).. d’où l’expression consacrée.. “Visite ma tente” !

“Visite ma tente” – Franzozen barr – PAF-Gaststätten GmbH – Christinenstr. 24 . 10119 Berlin

Aujourd’hui, “Last Day in Berlin” : eh oui tout à une fin.. :-(

Mais avant de prendre le vol, balade en tramway et pédestre avec visite de la nouvelle gare centrale Berlin Hauptbahnhof : un chef d’œuvre architectural de l’architecte Meinhard von Gerkan, précédant la visite de la Hamburger Bahnhof, ancienne gare reconvertie en centre d’art contemporain, le tout couronné par un déjeuner au Sarah Wiener Café sur les berges ! Un vrai délice !!

Œuvre Fred et Tana

Enchantement d’éclectisme et de renaissance, Berlin mute, se transforme, gère et digère pour mieux vivre son présent et écrire son avenir…

Et quelle Résurrection !!!

Mélanie Delattre-Vogt, "Le Père", 2006

Curieuse et inattendue exposition que celle présentée en ce moment à l’Espace Culturel Louis Vuitton.

Au sein de cet espace à la vue imprenable, j’ai découvert une exposition collective d’artistes appartenant à des générations différentes et exprimant leur réalité autobiographique, sorte de vision de leur univers et pour certains expression de leur rapport à l’autre.

Un peu dérangeante, peut-être même quelque peu voyeuse, cette ensemble m’a laissée  songeuse.. En effet, cette expression de l’intimité de chaque artiste à travers différents médiums : aquarelle, dessin, vidéo, sculpture, etc.., perturbe, gêne mais intrigue tout autant.

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Artemisia Gentileschi Judith et Holopherne, c. 1612 Huile sur toile 159 x 126 cm Naples, Museo Nazionale di Capodimonte © Fototeca Soprintendenza per il#PSAE e per il Polo museale della città di Napoli 

Quand j’ai su que la prochaine exposition du Musée Maillol portait sur l’œuvre d’Artemisia Gentileschi, j’étais en transe !

A l’Ecole du Louvre, déjà elle m’avait fascinée !

Artemisia Gentileschi, Danaë, 1612, huile sur cuivre, 41,3 x 52,7 cm, Saint Louis, The Saint Louis Art Museum©Saint Louis, The Saint Louis Art Museum

Femme et peintre renommée (cf.Wikipedia : Artemisia Gentileschi), elle a su hériter du talent de son père — suiveur émérite d’un des peintres qui me touchent le plus : Caravage — mais a pu ensuite se soustraire de son influence afin de tracer sa propre voie.

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Fra Angelico (vers 1400-1455), La Nativité, avant 1430, tempera et or sur panneau de bois, 26 x 16 cm © 2011. Photo Scala, Florence

Un moment de Foi.. ce peintre est un véritable saint ! L’exposition Fra Angelico et les maîtres de la lumière nous replonge dans un univers d’opulence et de piété cléricale propre au XVème siècle..

Dans un esprit de totale dévotion chrétienne, il était dominicain, Fra Angelico a œuvré pour sa foi en cherchant à sublimer ses sujets. Associant les principes picturaux de la Renaissance — constructions en perspective et représentation de la figure humaine — avec les vieilles valeurs médiévales de l’art : sa fonction didactique et la valeur mystique de la lumière, cet illustre artiste se trouve à la frontière du dernier Moyen Âge avec le Gothique international et de la Renaissance. Des figures hiératiques de face, des représentations et scènes de la vie des saints : chaque œuvre vous plonge dans la vie du Christ, de la Vierge et de leur entourage.. Les manuscrits enchantent par leurs travaux d’enluminure aux délicats et nobles matériaux où l’or tient une place prépondérante.

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Ah la la !! Cela fait vraiement trop longtemps que je ne me suis pas manifestée.. la tête prise par mille choses.

Mais bon.. là je viens de sortir du Centre Pompidou, initialement pour aller voir la rétrospective Edvard Munch. En fait, j’ai pu aussi y découvrir la sublime exposition “Danser sa vie”

Edvard Munch (1863-1944) souvent plus considéré comme un artiste du XIXème siècle était en fait résolument « moderne », c’est la thèse que défend l’exposition que lui consacre le Centre Pompidou, à travers près de cent quarante œuvres, dont une soixantaine de peintures, cinquante photographies en tirages d’époque, une trentaine d’œuvres sur papier, des films et l’une des rares sculptures de l’artiste. Son expérience de la photographie, du cinéma, ses lectures de la presse illustrée ou encore ses travaux pour le théâtre ont en effet profondément inspiré un ensemble d’œuvres à voir évidemment.. mais plus d’un point de vue historico/culturel que d’un point de vue sensoriel..

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FIAC 2011

Dis donc j’ai cavalé cette semaine !!! 3 Foires d’Art contemporain.. ce n’est pas rien !!!

Mercredi Slick, ma “cops” Flo me dit “Tu viens au vernissage VIP ?”

“OK”, lui dis-je “mais je suis 3″ :-)

En effet, j’ai embarqué comme souvent avec moi mon autre “cops” ML et son frère de passage à Paris.

Le stand Canson (Fonds Canson pour l’Art et le Papier) qui présentait des aquarelles de Ronald Cornelissen, lauréat du Prix Canson 2011, a retenu toute mon attention. Cet artiste dessine à l’aquarelle. Inspiré de la BD, son travail, en apparence doux et caressant dans son traitement, aborde des sujets crus d’actualité (DSK..) ou le côté charnel de la vie.. une vision à double détente !

Ronald Cornelissen ©Slick 2011

Dimanche.. le meilleur .. la FIAC avec ma fidèle comparse de foire : Elisa !!!

Cette année une édition 2011 super “quali”. Une moindre impression de volume mais la qualité des œuvres m’a vraiment impressionnée cette année (bien plus que les années précédentes d’ailleurs !).

On démarre avec du “câlin poilu”, œuvre inconnue au stand de la galerie Gabrielle Maubrie ! Impossible d’aller voir le nom de l’artiste, la galerie (assez bêtement je dois dire) en avait bloqué l’accès ! Nous avons quand-même hurlé de rire devant ce “Yeti” d’un genre très contemporain !!

Œuvre inconnue – Stand Galerie Gabrielle Maubrie, ©FIAC 2011

Nous continuons ensuite par une œuvre de Dirk Skreber : fascinantes rayures laissant deviner la pureté d’un visage..

Dirk Skreber, Miki II, 2010, acrylic, enamel, polyurethane, spray paint and foam tape on panel, ©FIAC 2011

Puis .. un de mes artistes préférés, tout en élégance et en rondeurs, une sculpture de Tony Cragg que l’on a envie d’explorer avec sensualité par un toucher.. et une caresse des yeux..

Tony Cragg, Round The Block, 2002, Wood ©FIAC 2011

J’adore ce principe du passage de l’Etonnement  au Ludique en passant par l’Humour.. avec la Vision d’un Cerveau de Jan Fabre à la Galerie Daniel Templon..

Chimère surmontée d'un poirier d'or de Jan Fabre, Galerie Daniel Templon ©FIAC 2011

J’adore !!! Même si je ne le mettrais pas chez moi, comme dit Elisa !!!

Toujours chez Templon, Gérard Garouste me fait toujours autant d’effet..

Gérard Garouste, Le lit en portefeuille, 2011, Galerie Daniel Templon ©FIAC 2011

La Bulgarie est à l’honneur avec la magnifique Oda Jaune..

Oda jaune, Une peintre bulgare, Sans titre 2011, Huile sur toile, Galerie Daniel Templon ©FIAC 2011

Angoisse et attraction de l’abîme.. avec Iván Navarro..

Iván Navarro (Chilean, 1972), Galerie Daniel Templon ©FIAC 2011

.. et oui.. encore un abîme avec Anish Kapoor.. que ML aurait adoré ! Comment se perdre dans le Tout et le Rien.. ?

Anish Kapoor (b. 1954), Untitled 2011, Fibreglass oval wall void painted Purple/violet mix, Kukje Gallery Seoul/Tina Kim Gallery New York ©FIAC 2011

De beaux corps de mâles nus à la Galerie Natalie Seroussi..

John Baldessari, Inflatable Women/Divers/Baby, 1988, photographies en noir et blanc, huile et vinyl, Galerie Natalie Seroussi ©FIAC 2011

Et.. la chute.. avec un magnifique Steve Mc Queen : La vraie grande évasion !

Matias Faldbakken, Leaning III, 2008, Lightjet print on fujy Cristal Archive Paper/Mounted on Vicopor Boards ©FIAC 2011

.. la verrière incontournable et.. toujours sublime..

©FIAC 2011

.. Nous filons ensuite avec Elisa à Art Elysées : tous les ans c’est pareil ! On se marre car vraiment.. certaines œuvres valent le détour !!

Pierre-Marie Lejeune, Water Bug, 2011, laiton patiné et chromé, pompe électrique, fontaine ©Art Elysées 2011

Comment vous trouvez mon jean argenté pour l’hiver ?????

Je l’adore :-) )

©Art Elysées 2011

Bon..  cela n’empêche pas d’être totalement saisie par la beauté du trait.. celui d’un splendide équidé, d’un certain Miguel Macaya, m’ayant laissée sans voix !

Miguel Macaya, Cheval, huile sur papier ©Art Elysées 2011

.. Tout comme les visages burinés (de touaregs ?) d’Antoine Schneck, présentés par la Galerie Berthet-Aittouarès..

Antoine Schneck, Galerie Berthet-Aittouarès ©Art Elysées 2011

En bref, j’ai mal aux yeux, de surcroît aveuglés par ce magnifique soleil d’automne…

Vue de la verrière du Grand Palais et d'une partie du Petit Palais

Yayoi Kusama Fireflies on the Water 2002 at Robert Miller Gallery

Pureté et destruction, intériorité et expressivité, couleurs des organes et noirceur des ténèbres, une artiste pour ma part méconnue.. l’immersion inattendue dans un univers anatomique : méandres cérébraux en alternance avec des anatomies fœtales..

Ma préférée : une installation lumineuse avec des guirlandes se reflétant dans les ténèbres nocturnes à l’infini, grâce à la juxtaposition de miroirs réfléchissants laissant à chacun l’illusion d’un flottement des corps dans une nuit étoilée de mille couleurs.. ou un espace abyssal où chacun s’enfonce avec douceur et lenteur.. (ci-dessus).

Yayoi Kusama

Du dégoût à la pureté, tout ressenti est exacerbé : l’attractif et le répulsif organiques dans la même pièce alternent avec la même régularité.. exprimant et retraçant les méandres de la lucide folie de l’artiste !

Le Centre Pompidou présente la première rétrospective française consacrée à l’artiste japonaise Yayoi Kusama : à travers un parcours chronologique composé de 150 œuvres, réalisées entre 1949 et 2001, l’exposition suit les grands moments de la vie de l’artiste et illustre le caractère protéiforme (peintures, sculptures, environnements, performances) d’une œuvre que Kusama qualifie elle-même d’« obsessionnelle ». La naissance de sa création aurait apparemment eu lieu chez ses parents, lors d’un déjeuner.. A table, des pois lui seraient apparus.. liant et imprégnant la pièce de couleurs multiples, semblables à des Smarties..

Yayoi Kusama

De peintures en sculptures, d’environnements aux collages, de happenings en films ou bien en installations son domaine n’a que peu de limites né lors de son passage à New York à partir de 1959. A son retour au Japon depuis 1973, l’artiste vit (elle l’a apparemment choisi !) entre son atelier et un hôpital psychiatrique où elle entreprend un travail d’écriture !

Fascinante et surprenante !

Mirrored Years, Yayoi Kusama

Jusqu’au 9 janvier 2012

Centre Pompidou-Musée national d’Art moderne

Place Georges-Pompidou

75004 Paris

Tel : +33 (0)1 44 78 12 33

www.centrepompidou.fr

Pierre & Gilles Hanuman, 2010. Collection des artistes © Courtesy Galerie Jérôme de Noirmont, Paris © Adagp, Paris 2011.

Etonnante cette expo qui apporte un éclairage sur la société contemporaine indienne à travers les regards des artistes contemporains.. Tragique et féérique, Pure et choquante, drôle et triste.. elle traduit tout à la fois, à ce même niveau qui vous empêche de ressentir une émotion plus fortement qu’une autre.. chaque œuvre se suffit et raconte individuellement son histoire. Une cinquantaine d’histoires en somme ! Un “melting pot” de ressentis qui laissent perplexe mais donnent une profonde envie de parcourir ce pays où cohabitent tradition et modernité, hindous et musulmans parmi d’autres confessions. La seule chose qui m’ait profondément ennuyée, voire même agacée, a été de retrouver les sempiternels artistes français proches du réseaux d’institutions publiques (;-( ) toujours les mêmes !!!! Fort heureusement, la découverte d’artistes indiens contemporains élève le débat ! Toute la partie historique décrite avec force détails permet de se remettre (malheureusement) dans le bain des violences liées aux mutations les plus profondes.. La réussite de cette exposition réside dans la richesse de ses approches : politique, identitaire, sociale, religion, foyer, artisanat, urbanisme et environnement..

Où en est l’Inde aujourd’hui ? C’est la question que pose “Paris-Delhi-Bombay” à travers les propositions de près de 50 artistes, indiens et français, dont plus des deux tiers ont réalisé une production spécifique pour ce projet.

Deux dialogues qui se complètent : un dialogue “Inde & France”, soutenu par un mécène indien Infosys et un dialogue “Art & Société”, jusqu’au 19 septembre.

Kees Van Dongen, Le Doigt sur la joue, 1910 Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam (c) ADAGP, Paris 2011

Redécouverte de Kees Van Dongen (1877-1968) un artiste néerlandais, mondain mais pas exclusivement. J’avais jusqu’à présent cette image parcellaire et réductrice d’un artiste exclusivement mondain représentatif de l’élite d’avant-guerre. Il fut bien plus que cela : créateur multiple à l’évolution constante : post-impressionniste, pointilliste, fauve, naïf ou pré-expressionniste, il s’est toujours inscrit dans une posture de rébellion, systématiquement et définitivement en marge de ses “confrères” contemporains. D’où le titre de l’exposition qui se tient jusqu’au 17 juillet au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris  : “Fauve, anarchiste et mondain” !

Kees Van Dongen, Le Sphinx, 1925 Musée d'Art moderne de la Ville de Paris (c) Musée d'Art Moderne / Roger-Viollet (c) ADAGP, Paris 2011

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Gustave Caillebotte, Pêche à la ligne, 1878 Huile sur toile, 157 x 113 cm, Collection privée © Courtesy Comité Caillebotte, Paris

Je sors à peine de ce ravissement.. Et là dans un des jardins de mon cher 18ème, allongée dans l’herbe, avec Supertramp “Breakfast in America” à fond entre les oreilles, je vous écris car j’ai une profonde envie de vous parler de Caillebotte ! (Si.. Si.. on peut aimer ET associer Caillebotte ET Supertramp!!!). L’IPhone a décidément été fait pour moi !!!!

Gustave Caillebotte, Un Balcon, 1880 Huile sur toile, 69 x 62 cm, Collection privée © Courtesy Comité Caillebotte, Paris

Du 25 mars au 11 juillet 2011, le Musée Jacquemart-André présente Dans l’intimité des frères Caillebotte, peintre et photographe. À la croisée de la peinture impressionniste et de la photographie, cette exposition évoque l’univers artistique et intime des frères Caillebotte.

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