Archive de Catégorie pour ‘Lecture’.
Dans mon agenda littéraire de ces dernières semaines, j’ai passé beaucoup de temps sur le dernier Follett, The Fall of Giants (La chute des Géants) sorti l’an dernier, premier tome d’une fresque épique sur le 20è siècle. Et je dois dire que j’en ai adoré chaque page !
Précision d’ordre ergonomique : prévoir une ceinture abdominale pour porter son sac à main car avec plus de 1,000 pages, le bouquin pèse le poids d’une brique et n’est pas facile à transporter. Mais vaut absolument le coup pour les amateurs de romans historiques.
Les amis, je ne pouvais pas ne pas vous parler de ce roman que j’ai lu il y a quelques semaines, Any Human Heart de William Boyd (en français, A livre ouvert).
Le roman prend la forme du journal intime du personnage principal, Logan Mountstuart. Le journal commence à la fin de son lycée dans les années 20 : d’une famille très aisée, Logan prépare son entrée à Oxford et se destine à une carrière d’écrivain. De l’avis de tous, il est promis à un brillant avenir. Et c’est justement cet avenir que nous allons suivre. Lire la suite »

Cet été, j’ai commencé à lire de la science-fiction – j’ai dévoré presque tout le cyle de la Culture d’Ian M. Banks, ce qui méritera d’ailleurs un autre billet sur Arty. Quel rapport avec Gide me direz-vous mes petits lapins ? Aucun, je vous l’accorde. Sauf qu’au bout du 4ème Banks d’affilée, j’avais envie de revenir à une littérature plus classique. Une amie avec qui j’étais en voyage me parle alors de ce roman de Gide, sublime.
Gide, pour moi, c’était Les Nourritures Terrestres, l’un des livres les plus bouleversants de ma vie. Alors je n’ai pas eu de mal à me dire que L’immoraliste valait le détour. J’ai trouvé une édition des années 60, de celles qui sentent le vieux papier, dans la bibliothèque de mon père et me voilà partie pour un voyage extraordinaire.
Mon amie Caro me transfère un mail qu’elle a reçu d’une amie et qui dit : “mon amie Catherine Rosane publie son nouveau roman sous forme de billets écrits au fil de l’eau sur son blog:
http://catherine-rosane.blogspot.com/
Caro chute en disant “J’adore, et toi ?”
Confiante, je suis allée le découvrir.. et ai été happée par la narration..
Voilà ce que dit Catherine Rosane de son (excitant !) blog :
UN DRÔLE D’OBJET LITTÉRAIRE
Pour ceux qui découvrent ce blog : il s’agit d’un roman, écrit au fur et à mesure et publié en épisodes. A la manières des feuilletons dans la presse au XIXè siècle, mais sur un support offrant d’autres possibilités que l’édition traditionnelle. On peut insérer autre chose que du texte, jouer sur les temporalités du récit et du lecteur, créer un certain suspense…
The Secret Book on Lady GaGa (Editeur : Democratic Books)… Muse ou icône.. Gloire ou Décadence.. Eh bien justement c’est la (les) question(s) que je me pose..
Mon amie Alexandra Boucherifi s’est longuement penchée sur ce phénomène qui en inspire plus d’un.. Pour ma part, l’icône en elle-même m’importe peu.. En revanche, l’approche d’Alexandra matérialisée sous la forme d’un journal intime intitulé The Secret Book on Lady Gaga m’a incitée à pénétrer l’univers et à creuser le sujet..
Cheminement d’Alexandra, réflexion sur le phénomène apparenté à celui des années Stardust avec David Bowie ou Freddy Mercury, étude des artistes inspirés par leur muse intégrée à leurs créations..
Résumé du livre : un jour, Alexandra Boucherifi tombe sur la musique et les clips de Lady Gaga et ne s’en remet pas. Journaliste culturelle depuis des années, elle voit rapidement la jeune diva américaine comme, chose rare, une artiste complète, traversant avec brio nombre de champs culturels. Fort de ce constat et lasse de la voir comparée à une énième chanteuse peroxydée, l’auteur se charge de démontrer la richesse culturelle de Lady Gaga à travers les deux premières expositions dans le monde, qu’elle offre aux Little Monsters durant le Monster Ball Tour avec l’aimable soutien de Polydor. Aujourd’ hui, Alexandra met tout à plat et décrit dans ce livre personnel et rationnel comme elle la voit en répondant en différents points à cette question simple ‘Qui est Lady Gaga ?’
Pour étayer son propos, elle fait intervenir plusieurs contributeurs de la création et laisse une grande place aux Little Monsters qui ont leur mot à dire et des choses à montrer.
J’ai tout particulièrement aimé l’objet, ses illustrations ayant directement germé du cerveau d’Alexandra.. Alex ayant toujours écrit sur toutes formes d’art voici un extrait du fil de sa pensée : “…Cela explique certainement l’attrait que j’ai eu pour la star en effeuillant son univers. En 2008, je la voyais encore comme une énième pop star, un croisement entre une chanteuse blonde extravertie et Paris Hilton. Très vite, j’ai senti une profondeur chez GaGa que je ne voyais pas chez les autres. je ne classe GaGa parmi les chanteuses pop de sa génération. Je la vois comme une artiste largement plus complète, tous champs confondus, et unique en son genre. Car, chose rare dans l’univers pop, elle s’adonne à la création de travaux plastiques qu’elle développe seule ou en collaboration avec d’autres plasticiens. (…)”
Etonnant.. A découvrir !
La transmission de l’Histoire est un passage fondamental pour la construction de Chacun et de Tous.
Voilà un bel ouvrage touchant mais difficile à lire car extrêmement documenté se présentant comme un étonnant journal intime, à la chronologie quasi-quotidienne : celui d’Onnig Avédissian, combattant de la Fédération révolutionnaire arménienne.
Ce témoignage rare, qui fait revivre une époque et un espace géographique méconnus, les confins orientaux de l’Empire ottoman au début du XXe siècle permet de découvrir, à travers les chevauchées, le loi des armes, les guerres tribales, etc., le choc historique d’un pays où l’Histoire accouche d’un monstre (comme souvent) : le premier génocide du XXe siècle dont les Arméniens sont victimes. Dans la foulée et à partir de cet événement sanguinaire, Mustafa Kemal érigera la Turquie moderne qui oppose à l’Empire ottoman multi-ethnique le modèle d’un Etat-nation dont les minorités sont exclues, quand elles ne sont pas combattues, voire éradiquées.
Au terme de ses incroyables tribulations, Onnig Avédissian, trouve refuge en France. Il parvient à écrire, quelques années avant de mourir, en 1933, l’itinéraire de sa vie, de sa jeunesse à Istanbul jusqu’à son exil en France, en passant par ses années de combat, principalement en Persarménie, aux côtés des réfugiés de Van et des Assyriens. Son manuscrit, le seul objet qui lui a survécu avec un almanach, a été découvert par son petit-fils Jean-Jacques Avédissian fin 2001 qui pour perpétuer la mémoire de son grand-père a fondé les Editions Thaddée afin de publier ses écrits.
Quand le personnel est intimement lié à l’Histoire..

Lire Le bruit et la Fureur, c’est une expérience unique. Le plaisir de lire un classique, l’étonnement lié à la perte de tous les repères chronologiques et le malaise de son univers d’un rare sadisme. C’est donc armée de ces 3 sentiments comme un bouclier que j’ai pénétré lentement à travers les pages du livre.

Je ne suis jamais allée au Japon, tout comme je ne suis pas encore allé en Inde. Mais c’est un pays que je découvre peu à peu grâce aux livres. Je me plonge dans différentes époques pour lever le voile sur les mystères de ce pays au raffinement ultime, où chaque mot est porteur de poésie, où les rites semblent parfois écrasants, où la modernité est parfois saisissante.
Tour d’horizon des quelques romans sur le pays du Soleil Levant. (Attention, billet un peu long
).

Il m’a fallu du temps pour rentrer dans Le goût des pépins de pomme, premier roman de Katharina Hagena. Parce que j’ai envie de chaleur, de gaieté, de comédie, j’ai failli le mettre de côté pour le reprendre plus tard. Ce n’est pas que ce n’était pas bien, au contraire. Ce n’était juste pas ce dont j’avais envie.
Et puis, un jour, je me suis rendue compte que j’avais envie de lire quelques pages avant de me coucher. Et peu à peu, je suis complètement rentrée dedans. Mélancolique, lent, mais d’une justesse infinie, Le goût des pépins de pomme retraçe l’histoire de trois générations face aux joies et aux épreuves de la vie. Lire la suite »
Alexandre Lacroix, le rédacteur en chef de Philosophie Magazine (magazine auquel je suis abonnée depuis 2 ans et que je lis avec passion tous les mois) vient de publier un essai dénonçant la puissance de la télévision et des présentateurs télé dans le Téléviathan. Tout est parti de sa participation au débat post “Jeu de la Mort”, ce faux jeu TV diffusé récemment sur France 2 qui reproduisait une expérience scientifique des années 60. Des candidats étaient poussés à administrer des décharges électriques – à des doses potentiellement mortelles – à un autre candidat qui est en fait un acteur. Et malgré les cris émanant du caisson où se situe l’acteur, 80% des candidats sont allés jusqu’à une décharge mortelle. Lire la suite »








