Archive mensuelle pour octobre 2011.

FIAC 2011

Dis donc j’ai cavalé cette semaine !!! 3 Foires d’Art contemporain.. ce n’est pas rien !!!

Mercredi Slick, ma “cops” Flo me dit “Tu viens au vernissage VIP ?”

“OK”, lui dis-je “mais je suis 3″ :-)

En effet, j’ai embarqué comme souvent avec moi mon autre “cops” ML et son frère de passage à Paris.

Le stand Canson (Fonds Canson pour l’Art et le Papier) qui présentait des aquarelles de Ronald Cornelissen, lauréat du Prix Canson 2011, a retenu toute mon attention. Cet artiste dessine à l’aquarelle. Inspiré de la BD, son travail, en apparence doux et caressant dans son traitement, aborde des sujets crus d’actualité (DSK..) ou le côté charnel de la vie.. une vision à double détente !

Ronald Cornelissen ©Slick 2011

Dimanche.. le meilleur .. la FIAC avec ma fidèle comparse de foire : Elisa !!!

Cette année une édition 2011 super “quali”. Une moindre impression de volume mais la qualité des œuvres m’a vraiment impressionnée cette année (bien plus que les années précédentes d’ailleurs !).

On démarre avec du “câlin poilu”, œuvre inconnue au stand de la galerie Gabrielle Maubrie ! Impossible d’aller voir le nom de l’artiste, la galerie (assez bêtement je dois dire) en avait bloqué l’accès ! Nous avons quand-même hurlé de rire devant ce “Yeti” d’un genre très contemporain !!

Œuvre inconnue – Stand Galerie Gabrielle Maubrie, ©FIAC 2011

Nous continuons ensuite par une œuvre de Dirk Skreber : fascinantes rayures laissant deviner la pureté d’un visage..

Dirk Skreber, Miki II, 2010, acrylic, enamel, polyurethane, spray paint and foam tape on panel, ©FIAC 2011

Puis .. un de mes artistes préférés, tout en élégance et en rondeurs, une sculpture de Tony Cragg que l’on a envie d’explorer avec sensualité par un toucher.. et une caresse des yeux..

Tony Cragg, Round The Block, 2002, Wood ©FIAC 2011

J’adore ce principe du passage de l’Etonnement  au Ludique en passant par l’Humour.. avec la Vision d’un Cerveau de Jan Fabre à la Galerie Daniel Templon..

Chimère surmontée d'un poirier d'or de Jan Fabre, Galerie Daniel Templon ©FIAC 2011

J’adore !!! Même si je ne le mettrais pas chez moi, comme dit Elisa !!!

Toujours chez Templon, Gérard Garouste me fait toujours autant d’effet..

Gérard Garouste, Le lit en portefeuille, 2011, Galerie Daniel Templon ©FIAC 2011

La Bulgarie est à l’honneur avec la magnifique Oda Jaune..

Oda jaune, Une peintre bulgare, Sans titre 2011, Huile sur toile, Galerie Daniel Templon ©FIAC 2011

Angoisse et attraction de l’abîme.. avec Iván Navarro..

Iván Navarro (Chilean, 1972), Galerie Daniel Templon ©FIAC 2011

.. et oui.. encore un abîme avec Anish Kapoor.. que ML aurait adoré ! Comment se perdre dans le Tout et le Rien.. ?

Anish Kapoor (b. 1954), Untitled 2011, Fibreglass oval wall void painted Purple/violet mix, Kukje Gallery Seoul/Tina Kim Gallery New York ©FIAC 2011

De beaux corps de mâles nus à la Galerie Natalie Seroussi..

John Baldessari, Inflatable Women/Divers/Baby, 1988, photographies en noir et blanc, huile et vinyl, Galerie Natalie Seroussi ©FIAC 2011

Et.. la chute.. avec un magnifique Steve Mc Queen : La vraie grande évasion !

Matias Faldbakken, Leaning III, 2008, Lightjet print on fujy Cristal Archive Paper/Mounted on Vicopor Boards ©FIAC 2011

.. la verrière incontournable et.. toujours sublime..

©FIAC 2011

.. Nous filons ensuite avec Elisa à Art Elysées : tous les ans c’est pareil ! On se marre car vraiment.. certaines œuvres valent le détour !!

Pierre-Marie Lejeune, Water Bug, 2011, laiton patiné et chromé, pompe électrique, fontaine ©Art Elysées 2011

Comment vous trouvez mon jean argenté pour l’hiver ?????

Je l’adore :-) )

©Art Elysées 2011

Bon..  cela n’empêche pas d’être totalement saisie par la beauté du trait.. celui d’un splendide équidé, d’un certain Miguel Macaya, m’ayant laissée sans voix !

Miguel Macaya, Cheval, huile sur papier ©Art Elysées 2011

.. Tout comme les visages burinés (de touaregs ?) d’Antoine Schneck, présentés par la Galerie Berthet-Aittouarès..

Antoine Schneck, Galerie Berthet-Aittouarès ©Art Elysées 2011

En bref, j’ai mal aux yeux, de surcroît aveuglés par ce magnifique soleil d’automne…

Vue de la verrière du Grand Palais et d'une partie du Petit Palais

Une soul funkysante électronique, des balades à la voix rauque et chaude.. avec toujours du clavier en fond.. un ou plusieurs autres styles.. Ça s’écoute, ça se danse, ça se pleure, ça se marche aussi forcément.. Parker Street, le dernier album qui vient à peine de sortir de General Elektriks, rythme votre vie en somme !

Finalement, est-ce la diversité des rythmes qui me touche le plus ou bien le sentiment que le temps s’étire.. langoureux.. comme pour m’enseigner le sens de sa douceur, criant dans She Wore a Paper Dress (ma préférée ! Je sens que celle-ci va tout doucement me réveiller dans le bus le matin !!), un morceau tout en rondeurs.. avant le côté rugueux de Bad Day..

Finalement, je n’en sais strictement rien ! Et au fond, peu m’importe !

Dans mon canapé, je flotte en m’imprégnant de Quiet Entertainers qui exhale les larmes du piano..

Et pour ne pas oublier la star de l’album précédent : Good City for Dreamers paru en 2009 : Raid the Radio

Yayoi Kusama Fireflies on the Water 2002 at Robert Miller Gallery

Pureté et destruction, intériorité et expressivité, couleurs des organes et noirceur des ténèbres, une artiste pour ma part méconnue.. l’immersion inattendue dans un univers anatomique : méandres cérébraux en alternance avec des anatomies fœtales..

Ma préférée : une installation lumineuse avec des guirlandes se reflétant dans les ténèbres nocturnes à l’infini, grâce à la juxtaposition de miroirs réfléchissants laissant à chacun l’illusion d’un flottement des corps dans une nuit étoilée de mille couleurs.. ou un espace abyssal où chacun s’enfonce avec douceur et lenteur.. (ci-dessus).

Yayoi Kusama

Du dégoût à la pureté, tout ressenti est exacerbé : l’attractif et le répulsif organiques dans la même pièce alternent avec la même régularité.. exprimant et retraçant les méandres de la lucide folie de l’artiste !

Le Centre Pompidou présente la première rétrospective française consacrée à l’artiste japonaise Yayoi Kusama : à travers un parcours chronologique composé de 150 œuvres, réalisées entre 1949 et 2001, l’exposition suit les grands moments de la vie de l’artiste et illustre le caractère protéiforme (peintures, sculptures, environnements, performances) d’une œuvre que Kusama qualifie elle-même d’« obsessionnelle ». La naissance de sa création aurait apparemment eu lieu chez ses parents, lors d’un déjeuner.. A table, des pois lui seraient apparus.. liant et imprégnant la pièce de couleurs multiples, semblables à des Smarties..

Yayoi Kusama

De peintures en sculptures, d’environnements aux collages, de happenings en films ou bien en installations son domaine n’a que peu de limites né lors de son passage à New York à partir de 1959. A son retour au Japon depuis 1973, l’artiste vit (elle l’a apparemment choisi !) entre son atelier et un hôpital psychiatrique où elle entreprend un travail d’écriture !

Fascinante et surprenante !

Mirrored Years, Yayoi Kusama

Jusqu’au 9 janvier 2012

Centre Pompidou-Musée national d’Art moderne

Place Georges-Pompidou

75004 Paris

Tel : +33 (0)1 44 78 12 33

www.centrepompidou.fr

J’ai été invitée par un ami il y a quelques temps (je suis un peu en retard sur mes billets), au vernissage d’une exposition au Royal Monceau à l’occasion des 60 ans du collectif Picto. Picto, c’est le premier laboratoire photographique européen, créé en 1950 à Paris par Pierre Gassmann, le tireur attitré des grands talents photographiques de ces années d’avant et d’après guerre.

Pour moi, le Royal Monceau, c’était le summum de la branchitude : un hôtel redesigné par Starck, des ambiances joyeusement déstructurées, des restos où tous les sièges sont différents parce que le contraire est juste boring. Et bien, je dois dire que j’ai été totalement bluffée par le lieu. Loin de l’idée bobo superficielle que je m’en faisais, j’ai découvert un hôtel certes au top de la hype, mais entièrement tourné vers l’art : avec des oeuvres partout et surtout là où on s’y attend le moins, un “art concierge” qui peut vous conseiller sur les expos à voir et les galeries en vogue (notamment par le biais d’une newsletter plutôt bien faite qui est distribuée dans les chambres et pour le reste du monde, accessible via le blog Art for Breakfast), un personnel extrêmement aimable…Bref, une excellentes surprise. Lire la suite »

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