Archive mensuelle pour février 2011.

A force de me dire que je n’aime pas les films de gonzesses mais qu’il faut juste que je m’en assure, je me suis tapé toutes les comédies romantiques de ces derniers mois. Alors quand l’opportunité de voir Last Night est tombée, je me suis dit qu’autant aller jusqu’au bout de la démarche
. Et je dois avouer que c’est plutôt agréable.

“Jewish Connection”, c’est l’histoire de hassidims qui transportent de l’ecstasy à leur insu entre Amsterdam et New York dans les années 90. Sam Gold – récemment vu sous les traits de Mark Zuckerberg dans The Social Network – est élevé dans un milieu stricte des juifs orthodoxes et plonge (plus ou moins malgré lui) dans le trafic de drogue. Il devient l’un des passeurs les plus influents et crée son propre réseau de juifs orthodoxes qui transportent des “médicaments pour les riches”.
Après quelques semaines de boulot intenses, j’ai eu l’opportunité de partir en long week-end. Je serai partie à peu près n’importe où mais ma pote Fabienne a proposé Istanbul. Ni une, ni deux, nous voilà parties à Byzance / Constantinople / Istanbul la sublime, à seulement 3h30 de vol. Sous un soleil radieux, nous avons arpenté une (petite) partie de la ville (en bottes fourrées toutefois, parce qu’on se les gelait).
Au programme : la ville historique, Sainte Sophie, la Mosquée Bleue, le palais de Topkapi, quelques bazars et la Tour de Galata…Du repos, du dépaysement, et le Bosphore. Le Bosphore qui sent si bon et qui est si beau.

Henry Moore, Locking Piece, 1963-1964 Fibre de verre Hauteur : 290 cm Photo : archive Fondation Henry Moore
Je sors à peine de l’expo Henry Moore au Musée Rodin.. un peu perplexe je dois en convenir.. Bien que ma préférence aille à l’un de ses contemporains Brancusi, Moore reste néanmoins un artiste incontournable du XXème siècle.
Ma douce amie ML (elle désire conserver l’anonymat) m’a, une fois encore, conseillé le meilleur : la visite de l’exposition “Extases” au Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis.
La transmission de l’Histoire est un passage fondamental pour la construction de Chacun et de Tous.
Voilà un bel ouvrage touchant mais difficile à lire car extrêmement documenté se présentant comme un étonnant journal intime, à la chronologie quasi-quotidienne : celui d’Onnig Avédissian, combattant de la Fédération révolutionnaire arménienne.
Ce témoignage rare, qui fait revivre une époque et un espace géographique méconnus, les confins orientaux de l’Empire ottoman au début du XXe siècle permet de découvrir, à travers les chevauchées, le loi des armes, les guerres tribales, etc., le choc historique d’un pays où l’Histoire accouche d’un monstre (comme souvent) : le premier génocide du XXe siècle dont les Arméniens sont victimes. Dans la foulée et à partir de cet événement sanguinaire, Mustafa Kemal érigera la Turquie moderne qui oppose à l’Empire ottoman multi-ethnique le modèle d’un Etat-nation dont les minorités sont exclues, quand elles ne sont pas combattues, voire éradiquées.
Au terme de ses incroyables tribulations, Onnig Avédissian, trouve refuge en France. Il parvient à écrire, quelques années avant de mourir, en 1933, l’itinéraire de sa vie, de sa jeunesse à Istanbul jusqu’à son exil en France, en passant par ses années de combat, principalement en Persarménie, aux côtés des réfugiés de Van et des Assyriens. Son manuscrit, le seul objet qui lui a survécu avec un almanach, a été découvert par son petit-fils Jean-Jacques Avédissian fin 2001 qui pour perpétuer la mémoire de son grand-père a fondé les Editions Thaddée afin de publier ses écrits.
Quand le personnel est intimement lié à l’Histoire..
Décidément en ce moment, l’histoire de l’Angleterre devient une obsession chez moi (après Les Tudors). Cette fois nous nous trouvons au XXème siècle à la veille de la Seconde Guerre Mondiale.
J’en suis encore toute retournée.. Rares sont les films qui expriment et suscitent autant : Elégance, Humour, Force, Fragilité..
Mais ce qui m’a le plus touchée, c’est la force des Sentiments : force de l’Amour matrimonial et force encore de l’Amitié hors des préjugés et des convenances.. disons “royales”. A tel point que, tout au long du film, cela me démangeait de retranscrire “en live” mes émotions, afin d’être sûre de n’en rien altérer !
Le propre de l’Intelligence : l’ouverture d’Esprit !
Enfin, arrive la saison 4 des Tudors (sur Canal+) qui narre la vie d’Henri VIII d’Angleterre, magnifiquement incarné par Jonathan Rhys Meyers, souverain magnifique et vorace en matière de femmes (il en a eu 6 : Catherine d’Aragon, Anne Boleyn, Jeanne Seymour, Anne de Clèves, Catherine Howard et Catherine Parr !!!).







