Archive mensuelle pour septembre 2010.
Je le savais pourtant que j’ai horreur de l’absurde. Mais je n’ai pas vraiment vérifié ce qu’était cette pièce avant de réserver et me voilà dans le théâtre – toujours avec mon amie Audinette - à réaliser avec horreur que la pièce est 1) d’un auteur dont j’ai horreur (Ionesco) et 2) qu’elle traite vraiment de son titre : d’un roi qui meurt. Ô rage, ô desespoir, le comble de ce que je n’avais pas envie de voir !

La semaine dernière, je suis allée voir un spectacle de danse au Théâtre de la Ville : un “ballet” du jeune chorégraphe Hofesh Schechter intitulé Political Mother. Il m’a fallu du temps pour savoir ce que j’en avais pensé, mais je crois que je n’ai pas aimé. L’idée globale est pourtant hyper intéressante : Political Mother propose un travail soufflant sur le corps, la distance, l’identité, le rapport à l’autre et bien sûr, le rapport à la politique.

J’avoue, cela fait bien trop longtemps que je n’ai pas écrit sur le blog ! J’ai commencé un nouveau boulot fin juillet, ce qui a pas mal bouleversé mon emploi du temps, et je suis ensuite partie près de 3 semaines en vacances au Pérou – dont je ne suis rentrée que la semaine dernière.
Comme je l’ai fait quand je suis partie en Jordanie en mai dernier, j’avais envie de partager avec vous quelques souvenirs de ce voyage. Je ne serais sûrement jamais partie au Pérou si ça n’avait tenu qu’à moi. A la base, je m’attendais un peu (honte à moi, je sais !), à croiser 3 flûtes de pan et 2 lamas. Mais on s’est mis d’accord avec mes copines pour ce pays, alors…
Aujourd’hui, seconde Journée du Patrimoine 2010, j’avais envie de profiter de cette belle opportunité de visite, toutefois sans me noyer au sein des monstrueuses files d’attente, attenantes aux Monuments historiques, dont certains sont ouverts au public exclusivement ces deus jours-là.
Sur les conseils d’un ami cher, je suis allée redécouvrir le Musée Cernuschi, second musée consacré aux arts asiatiques en France et caché dans une allée du Parc Monceau dans le 8ème arrondissement, arborée et verdoyante. Extrêmement agréable !
Un facies à la Orlando Bloom (sans la barbe..).. j’adore !
Un cynisme.. chevillé au corps..
Voici Benjamin Paulin..
Ah.. “l’Homme Moderne”.. à la fois dandy caustique qui vous assène des réalités assassines.. mais avec l’élégance du costard impeccable et parfaitement taillé.. un régal !
“Dites-le avec des flingues”.. j’aurais pu l’inventer ou l’écrire ! Il l’a fait avec son verbe chirurgical ! Le trait en plein cœur ..
Si vous avez en ce moment (charnière et difficile de rentrée..) besoin de gaieté et de dynamisme, n’allez surtout pas voir Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois (Palme d’or au festival de Cannes cette année).. la vie monacale et son rythme de méditation ne cadrent en aucun cas avec nos (folles) vies urbaines, tourbillonnantes et stressantes..
En revanche, si vous voulez recevoir une leçon d’Humanité, de Courage, d’Humilité et de Grandeur, courrez voir ce magnifique long-métrage qui vous pousse à une réflexion profonde sur la Foi, le Devoir et l’Abnégation, ces valeurs qui, malheureusement, n’ont plus beaucoup cours dans nos sociétés individualistes et consommatrices.
Le pitch : le film narre les trois dernières années de la vie et l\’assassinat des moines trappistes du monastère de Tibéhirine, en 1996. Fondé en 1938, le monastère trappiste de Tibéhirine est situé au cœur des montagnes de l’Atlas, dans la région de Médéa, à 90 kilomètres au sud d’Alger. Très intégrés et proches de la population à laquelle ils apportent notamment une aide médicale, les moines se consacrent à la prière et vivent du travail de la terre. Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, à 1h15, une vingtaine de personnes pénètrent de force dans l’enceinte du monastère, où ils enlèvent sept moines. Deux des moines échappent aux ravisseurs.
Je ne savais absolument pas ce que j’allais découvrir.. Padam Padam ! ne signifiait rien pour moi.. En fait, j’adore ne pas savoir.. pour une vraie découverte, une vraie émotion non influencée par une quelconque critique.
Je n’ai donc volontairement pas cherché.. Dans ce petit théâtre de la rue La Bruyère, j’ai vu apparaître une plantureuse rousse à la robe “Mandarine” : d’une beauté sexy et dynamique, pleine d’énergie et de sensualité et surtout de VIE !
Une voix à vous couper le souffle chantant des airs “Rétro” très “collector” des années 30 à 50 dont je ne connaissais pas les 3/4… (à part Mon manège à moi, c’est toi ! )
Après de magnifiques vacances déjà plus que lointaines (Barcelone entre autres.. ville sur laquelle je m’appesantirai dans un prochain billet pour vous en mettre plein les yeux !), je ne voulais pas “retourner à ‘école” (hormis pour retrouver ma meute de copines).
J’avais pourtant envie de reprendre à fond ArtyficiElles… ma sève.. mais là je n’y arrivais pas… culpabilisant à mort de ne plus rien vous raconter alors que j’ai une liste — à rallonge — de choses à partager avec vous ! Mauvaise élève à fond !!!
Alors … je fais — à la minute même — mon MEA CULPA pour cette absence prolongée qui a suscité quelques remarques acides dans mon entourage.. du genre : ” Bon alors ! C’est quand la Rentrée d’ArtyficiElles !!!! Qu’est-ce que tu f.. ? On attend !!! C’est dingue !”. Chacha n’y est en revanche pour rien, elle est à l’autre bout du monde !!!… Et j’aurais dû prendre le relais.
EH BIEN ÇA Y EST !!!!
Du fond de mon lit, Briza Roché que je viens de découvrir, me tient éveillée !
Un son rock : celui de la franco-américaine Brisa Roché dont le troisième album vient de sortir : malgré quelqus tutres un peu trop grinçants à mes yeux, les harmonies sont assez dynamiques, voire même entraînantes..
Née le 26 avril 1976 à Arcata (Californie). De son enfance rurale et solitaire, elle conserve une personnalité décalée et atypique. Venue à Paris, elle se produit dans les bars pour jouer du piano jazz. Signée par Blue Note, cette magnifique plante au look vénéneux dispose d’une voix grinçante qui lui a valu une hâtive comparaison avec Björk.






