Archive mensuelle pour mars 2010.

C’est officiel : je me transforme en guimauve. Le pseudo de mon compte wordpress est Artycha, je me réifie en “ut” pour devenir un artichaut ; j’angoisse de me réveiller un jour toute verte avec des feuilles à tremper dans la vinaigrette. Parce qu’après Tout ce qui brille, j’ai vu l’Arnacoeur hier. Et j’ai bien aimé, j’ai même beaucoup ri…Merde, je suis pas censée aimer les comédies romantiques ou les films de filles… Je ne sais pas ce qui m’arrive, ça doit être les beaux jours qui reviennent. Ou peut-être que les films sont juste bons ? Lire la suite »

Serais-je en passe de me réconcilier avec le cinéma français ? Faut croire, parce qu’après le film de Richard Berry, L’Immortel, que j’ai beaucoup aimé, je suis sortie ravie de “Tout ce qui brille” de Géraldine Nakache et Hervé Mimran.

Le pitch : deux bombasses vivent à Puteaux et veulent pénétrer dans un monde où tout brille (en même temps, avec leur physique, on se dit que ça doit pas être trop dur). Mais bon, elles vont quand même se perdre en chemin, nous gratifiant au passage de quelques répliques cultes du type “Ca doit être le Kosovo dans ses yeps” (à propos d’une fille qui porte des moon boots avec une mini jupe). Pour le clin d’oeil, Manu Payet, qui est le mari de Géraldine Nakache (celle de gauche sur la photo) joue le petit ami de Lila (l’autre personnage) et il est plutôt convaincant dans ce rôle sérieux.

Les dialogues sont savoureux et pleins d’expressions en verlan adoptées aussitôt sortie du film. Dans un autre genre, j’ai bien ri au lot de “c’est toi le…” du type “C’est toi le décors” et aux blagues sur les gens qui passent : un petit vieux qui marche en déambulateur et la vanne “Ton reup qui fait son jogging”. J’adore.

Évidemment, cette ascension d’Icare soulève beaucoup de questions qui poussent les personnages dans leur retranchements. Ils passent leur temps à parler sans s’écouter mais l’harmonie revient dès qu’il font un peu d’effort pour s’entendre. Sans tomber dans le cliché ni dans le misérabilisme, le film est au final assez touchant.

Comme l’esprit du film est très fidèle à la bande annonce, voici ce qui peut vous donner envie d’y aller.

Verdict : un bon film de meufs qui donne la banane.

De retour d’une excursion au Salon du Livre, mon verdict est le même que celui de l’an dernier : mouif.

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Poésie, Féerie, Rêve… foisonnement, florilège de sensations libératrices… enchanteresses…
Génial et infaillible Tim Burton qui nous ensorcelle à chaque création !

Où commence le Rêve et ou finit la Réalité ?

En sortant de la projection… je ne sais toujours pas… Avec Alice… c’est vraiment compliqué !

Dès que vous chaussez vos lunettes en 3D (qui assombrissent quelque peu les magnifiques couleurs.. mon seul regret..) … Ça part totalement en vrilllllle !!!

Synopsis : Alice, désormais âgée de 19 ans, prête à être mariée à un immonde rouquin qui a des “problèmes digestifs” (vous comprendrez quand vous irez voir le film…), retourne dans le monde fantastique qu’elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s’engouffre dans un terrier.. et dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge et remettre sa sœur la Reine Blanche sur son trône.

Emportée et immergée du début à la fin dans ce conte.. qui m’angoissait profondément quand j’étais petite… j’ai pour la première fois de ma vie eu envie d’être blonde .. :-)

Les couleurs, les personnages, l’univers, le rythme… tout est inattendu.. tout m’a séduite.. et captivée..

Je ne peux en dire plus.. C’est vraiment dément.. Pour les Petits.. et pour les Grands…

Alors que le printemps du cinéma a commencé, je suis tiraillée entre deux sentiments : l’enthousiasme d’avoir payé mes places 3,5 euros et l’effarement d’avoir du affronter une foule grouillante et survoltée dans un ciné qui affichait complet pour quasiment les 3 jours. Avec, au sortir des séances, pantelante et les cheveux hirsutes, une question en tête : “Est-ce que ça en valait vraiment la peine?” Retours sur Soul Kitchen et Ghost Writer, mes deux films du week-end.

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J’adore aller voir une expo avec des enfants. Pourquoi ? Pour eux : une Vision = une Evidence. Ces évidences qu’aucun adulte ne voit pas (ou plus)  ! L’adulte perd son “regard” à mesure de son avancée dans la vie. Non non !! Ce n’est pas un billet “prise de tête”… promis, juré, crâché !!!

Bref.. mes neveux ayant émis le désir d’aller au musée (avec l’école, l’aîné est allé au Louvre et au musée Bourdelle.. il devient meilleur que moi en sculpture :-) ), nous partons donc en famille au Musée des Arts Décoratifs pour (re)découvrir avec eux les œuvres de Claude et François-Xavier Lalanne. Sculpteurs à l’incontestable talent, ce couple d’artistes a mis la Nature et les Animaux au cœur de ses créations. Lire la suite »

Lisette Model, Running Legs, 5th Avenue [Jambes de passants, 5e avenue , New York, c. 1940-1941 Tirage gélatino-argentique moderne (1980). 49,4 x 39,4 cm National Gallery of Canada, Ottawa, achat 1985 © The Lisette Model Foundation, Inc. (1983)"

Ce samedi aux couleurs et odeurs printanières m’a donné envie d’arpenter les Tuileries pour ensuite échouer au Jeu de Paume : j’y ai découvert les photos d’une photographe d’exception Lisette Model (1901-1983), photographe américaine d’origine autrichienne appartenant au courant de la Street Photography qui se développe à New York pendant les années quarante. Cette pratique essentiellement nourrie par la vie urbaine, existe depuis le début de la photo, mais se développe surtout dans les années 1940 à New York et fera un certain nombre d’adeptes parmi des stars comme Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Robert Frank, Diane Arbus (qui fut son élève), William Klein ou encore Gary Winogrand.
Lisette Model avait une approche de la photographie instinctive, animale, violente, audacieuse et directe et recommandait, en particulier à ses élèves, de “photographier avec ses tripes”.

Hier c’était le vernissage de la Foire d’art contemporain Art Paris au Grand Palais !

PASS VIP et Invit Vernissage en poche, nous voilà parties à 4 (filles) genre “Sex & The City” —  en goguette — mais version Art ! “Les Girls” en vadrouille : attention les yeux !!!

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Tana et moi étions invitées ce soir à l’avant-première du film “L’Immortel”, un policier mis en scène par Richard Berry. Je précise que je maîtrise le cinéma comme le saut à la perche, c’est-à-dire, pas du tout. Je suis incapable de resituer un film dans un courant ou une tendance précise, et je ne vous parle pas du cinéma français. Et bien là, ça tombe bien, pas la peine d’être pétrie de références et de films d’auteurs pour apprécier : c’est bien ficelé, extrêmement bien filmé et joué, et juste bourrin à souhait pour que tout le monde y trouve son compte.

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Le musée Jacquemart-André est un musée sans en être un, comme je l’avais expliqué dans mon billet sur l’exposition Bruegel, Memling, Van Eyck… La collection Brukenthal (http://artyficielles.wordpress.com/2009/09/13/bruegel-memling-van-eyck-la-collection-brukenthal-au-musee-jacquemart-andre/)

Edifié à la fin du XIXe siècle, dans le nouveau Paris d’Haussmann par Edouard André et son épouse Nélie Jacquemart, couple de grands collectionneurs, cet hôtel particulier permet de découvrir en l’état les espaces habités, reflets de l’univers des riches élégants et élégantes du XIXe siècle.

Une fois traversé les salons et gravi les marches de l’escalier – auréolé d’une sublime fresque de Giambattista Tiepolo s’il vous plaît !! – vous accédez au premier étage où sont présentées les expositions temporaires. Belle découverte que celle qui vient d’être ouverte au public : Du Greco à Dalí. Les grands maîtres espagnols. La collection Pérez Simón.

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